Environnement

Comment lutter contre le réchauffement climatique?

Ecrit par Marie TERRY
le 12 octobre 2018

2018, Année de la prise de conscience des enjeux dévastateurs de la crise écologique (enfin !) : réchauffement climatique, catastrophes, disparition de la biodiversité appuyée par le dernier rapport fait par le GIEC alarmant. Selon le Groupement d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), le réchauffement pourrait atteindre + 1,5 °C entre 2030 et 2052 s'il se poursuit à son rythme actuel. Un petit degré de plus, +1,5 °C ou à +2 °C, et le monde, même s'il continuera à tourner rond, ne sera pas le même. Ce petit demi-degré pourrait être responsable de beaucoup de risques accrus, tant pour les espèces hommes et animaux que pour nos économies. Comment y remédier par quelques trucs simples ? Trucs De Nana apporte sa modeste contribution, à son niveau. Mais comme il est question de petits degrés, on peut aussi envisager des petits changements. Et on a vu que même petit, cela peut avoir de grosses répercussions, cela nous encourage à en parler !

On essaie déjà de comprendre ce qu’il se passe et c’est tristement simple : l’enjeu est faire plonger les émissions de CO2 de toute urgence, pour arriver à une neutralité carbone. À +1,5 °C, l’Arctique connaîtra un été sans banquise par siècle ; à +2, ce sera un par décennie. Tout est dit.

En 2018, l’ensemble des pays de la planète ont théoriquement consommé les ressources à un rythme supérieur à celui que la planète ne peut délivrer. Le jour du dépassement, ou « OverShootDay » varie d’un pays à un autre. En moyenne, l’humanité vit à crédit à partir du mois d’août de l’année en cours.

 

 

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Graphique du OverShootDay.[Source : https://ourworldindata.org/]

Pour certaines, déjà, très engagées, on révise, pour d’autres, on apprend.Tout est dit. Pas besoin de grand discours mais des petits actes.

1. Modifions nos habitudes de consommation alimentaire !

C’est quand même la plus facile à mettre en place. N’achetons pas des fraises en décembre ni des avocats toute l’année 🙁 Mais privilégions les fruits et légumes de saison, les petits producteurs avec les paniers de proximité. Misons sur les produits en vrac, limitons les emballages, achetons des produits qui se recyclent. Et réduisons la viande dans nos assiettes.

2. Luttons contre la déforestation !

Apprenons à lire certains labels qui garantissent une gestion durable des forêts. Pour les produits comme le papier ou les meubles, etc.), les label Forest Stewardship Council (FSC) ou Programme Européen des Forêts Certifiées (PEFC), contribuent à la préservation des forêts. Apprenons aussi à recycler les vieux meubles, en leur donnant une deuxième vie avec un simple coup de patine, de peinture; apprenons à chiner, et notre porte monnaie s’en portera d’autant mieux.

3. Préservons les océans !

Nous devons acheter des produits ménagers respectueux de l’environnement afin d’éviter de déverser des produits chimiques polluants dans les océans. Mais ne limitons pas cette initiative aux produits ménagers, mais aussi à nos cosmétiques, nos shampoings, nos crèmes solaires.

4. Réduisons nos consommations d’énergie et consommons la propre

Optons pour une énergie propre, issue de ressources renouvelables. Apprenons à faire « A » ! Les produits les plus économes en énergie et donc les plus respectueux de la planète sont classés A+, A++ et même A+++ ! On regarde les ampoules , les sèches cheveux, les robots, on ne garde plus ses produits en vielle mais on les éteint (TV, chaine hi fi). On protège notre nid du froid, en choisissant le bon chauffage et on évite la clim.

5. Trions nos déchets !

On a aimé cette phrase : « le meilleur déchet reste celui que nous ne produisons pas » ! C’est une autre démarche que de simplement viser les poubelles jaunes ! On peut et on doit s’interroger sur la nécessité de nos achats, de tous nos achats. Alors pensons vide grenier, pensons vide dressing, faisons un peu le vide dans nos achats compulsifs. On privilégie les produits en vrac ou sans suremballage, on préfère les éco-recharges, on s’achète une gourde pour limiter les bouteilles en plastique, on se fait livrer des plateaux repas qui respectent cette charte, choix des matériaux, livraison en vélo..

6 Passons à l’économie circulaire !

Ou le pouvoir des 3 R pour être dans l’ère du temps: Réduire, réutiliser, recycler.
En plus, on apprend que l’industrie de la mode est assez catastrophique puisque c’est la deuxième industrie la plus polluante derrière l’industrie pétrochimique. Durant ces 15 dernières années la production mondiale de vêtement a presque doublé, le recyclage est la solution. Et avouons, que les initiatives ne manquent pas. Notre chouchou, les chaussettes orphelines qui  récupère vos chaussettes usagées ou orphelines, pour en faire un fil neuf solide et durable chez un filateur Français pour  fabriquer ensuite de nouvelles collections de vêtements de qualité, en France et à Paris, en favorisant l’insertion économique et sociale. On est toutes concernées par les chaussettes orphelines:)Et si vous voulez en savoir plus sur la mode éthique, c’est ici.

7. Utilisons des modes de transport doux !

Marche à pied dès que possible, vélo, trottinette et bien sûr transport en commun, co-voiturage plutôt que voiture perso, train plutôt que voiture (et avion si on peut!), et prendre raisonnablement l’avion… on peut toujours faire des efforts et opter pour les choix les plus écolos.

8. Limiter la consommation d’eau

Ne pas faire couler d’eau non stop pendant la vaisselle et le brossage des dents, recycler l’eau pour arroser les plantes par exemple, prendre des douches plutôt que des bains ou faire un bain familial avec tous les kids…

9. Compensons nos émissions carbone !

On se donne bonne conscience après cette prise de conscience. Par exemple, depuis 2006, le programme Action Carbone Solidaire de la Fondation GoodPlanet a pour mission de lutter contre le réchauffement climatique en développant des alternatives durables et économiquement viables aux activités polluantes, au profit des populations les plus défavorisées. En soutenant ces projets de compensation carbone volontaire, nous pouvons tous contribuer à la lutte contre le changement climatique. Par exemple, dès que vous prenez l’avion, vous compensez.

Et la dernière chose à imaginer, avoir un enfant en moins. Je ne plaisante pas. Inutile de vous dire que cette solution (graphique à l’appui) pour réduire son empreinte carbone ne fait pas l’unanimité.

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Face à de très nombreuses réactions, l’AFP a précisé que cette infographie est tirée d’une étude parue en 2017. La parution de l’étude dans Environmental Research Letters avait  entraîné de nombreux commentaires. Leurs auteurs avaient par la suite dû apporter des précisions. Dans cette nouvelle publication, « ils rappellent notamment que le vrai problème n’est pas le nombre de personnes sur la planète, mais les habitudes de consommation », explique The HuffPost.

On va rester là-dessus et se dire que ce sont bien toutes les habitudes de consommation qui sont à revoir. Et changer les habitudes demande du temps mais on n’a plus le temps.

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