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Sexe & Obésité : Transformer ses kilos en libido !

Ecrit par Hélène TASSAS
le 3 août 2010

Comme l’âge, la couleur de peau ou la religion, le poids fait partie des appréhensions et des problèmes récurrents quand on parle d’amour et de relations. Que va penser l’entourage ? Va-t-il avoir honte de sortir avec moi ? Risque-t-il de me tromper un jour à cause de mon poids ? Toutes ces questions tournoient […]

Comme l’âge, la couleur de peau ou la religion, le poids fait partie des appréhensions et des problèmes récurrents quand on parle d’amour et de relations. Que va penser l’entourage ? Va-t-il avoir honte de sortir avec moi ? Risque-t-il de me tromper un jour à cause de mon poids ? Toutes ces questions tournoient dans la tête de beaucoup de femmes en situation de surpoids.

Les diktats de la minceur (voire maigreur) absolue étant partout autour de nous, ces femmes, mal à l’aise avec leur féminité et leur sexualité, s’imaginent souvent privées de tous leurs atouts pour séduire.

Plus difficile encore, la période estivale. Avec la plage, les tenues légères qui laissent davantage transparaitre les courbes du corps, et le regard permanent des vacanciers mâles…, beaucoup de femmes en surpoids préfèrent se cloitrer chez elles, mettant de côté les virées shopping, la playa, les sorties, les mecs, et le sexe.

Mais alors, d’où viennent ces appréhensions ? C’est tout simplement ce qu’on appelle les « complexes », ces inhibitions personnelles que peu arrivent à surmonter et qui gâchent, plus ou moins, la vie d’un grand nombre de femmes. Beaucoup de jeunes filles commencent très tôt à se focaliser sur une ou plusieurs parties de leurs corps qu’elles ne trouvent pas à leur goût et qu’elles aimeraient transformer ou faire disparaître. Des seins trop petits, une bosse trop marquée sur un nez, des épaules trop carrées, un gros popotin… à entendre les filles, on aurait toute une bonne raison de passer sur le billard ! Ainsi 30% des 15-19 ans se trouvent trop grosses, et 2/3 des françaises se disent en permanence au régime. D’autre part, si 94% des femmes trouvent choquant le fait que les mineures puissent avoir accès à la chirurgie esthétique, 1/4 des filles de 16 ans envisage la chirurgie esthétique.

Pour les femmes en surpoids, ces complexes touchent le plus généralement la taille, les hanches, les cuisses, et le ventre. Malheureusement, elles ont tendance à généraliser ces complexes et à dire que globalement elles ne s’aiment pas, rejetant ainsi en bloc l’intégralité de leur physique.

Et le sexe dans tout ça ?

En général, ces femmes complexées le considèrent plutôt comme un problème supplémentaire. En effet, dans la mesure où elles se sentent dévalorisées physiquement, par les critiques reçues dans le passé, ou leur propre regard, elles se retrouvent donc dénuée de la petite touche de narcissisme nécessaire pour oser se montrer à leur partenaire, sans honte, et s’imaginer qu’avec leur corps elles puissent l’attirer.

Cette frustration d’ordre sexuel oblige souvent ces femmes à compenser par la nourriture et donc à adopter un comportement boulimique, ou à accepter le premier qui passe, souvent par le biais d’internet, pensant qu’il est normal qu’elles n’aient pas le même panel d’amants potentiels, qu’une fille mince. Dans les deux situations, ces personnes se referment sur elles, et souffrent de leur situation. 

Une étude récente de l’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) attire notre attention sur ce constat alarmant concernant les femmes obèses françaises de moins de 30 ans : du fait qu’elles ont plus de difficultés à trouver un partenaire et qu’elles délaissent leur vie sexuelle, ces dernières consultent peu leur gynécologue et, quand elles ont une relation, préfèrent la technique du retrait à celle de la pilule.

Par conséquent les risques d’avortements, et de grossesses non-désirées sont nettement accentués à tel point qu’aujourd’hui ces taux sont quatre fois supérieurs chez une femme en surpoids.

Alors que faire pour se sentir mieux, et revivre « normalement » ?

Tout d’abord, sortir avec des mecs qui nous font envie. Les statistiques montrent que les hommes obèses ont beaucoup moins de mal à se trouver une partenaire (de toute morphologie !) que les femmes en surpoids. Alors on retourne la tendance, et on va à la chasse aux beaux mecs. Grands, petits, musclés, trapus, poilus…, on écoute ses goûts, on ne vaut pas moins qu’une autre, et on ne se force pas à en prendre un parce qu’on sait qu’on lui a plu si ce n’est pas réciproque ! Et surtout on a confiance en nous, car plus on croira en nous, plus on plaira. Ce genre de règle basique est fondamentale mais il est vrai qu’on a souvent tendance à oublier que la confiance en soi est la base de la séduction : si on ne s’intéresse pas déjà à nous, qui le fera ?! 

Une fois qu’on a fait notre sélection de beaux mâles, on cherche celui qui s’intéresse vraiment à nous, pas juste celui « qui aime les rondes », ou qui veut « tirer son coup ». On veut celui qui nous AIME, et à qui on a envie de faire confiance ! Car si on ne le sent pas plus que ça, il sera très difficile de lui confier par la suite notre intimité. Si on sent qu’il aime nos formes, et qu’il est tellement sous le charme qu’au final, il n’y a que pour nous que c’est un problème, on le garde.

Le regard de notre partenaire doit nous aider à prendre confiance en nous physiquement. D’ailleurs beaucoup de filles rondes avouent ne pouvoir regarder que leur visage si elles sont seules face à un miroir en pied ; par contre, une fois dans la pénombre, l’amour et le regard émoustillé de leur partenaire leur font oublier ces appréhensions, et profiter pleinement de leurs ébats et de leurs émotions !

A partir de là, on arrête de se considérer comme une personne « à part », on vit pleinement sa vie, en laissant ses complexes de côté, et en tournant une nouvelle page dans son histoire. Quitte à passer par la case coiffeur, relooking, nouveau travail, nouvelle activité en dehors du boulot comme un cours de danse entre copines, un exercice d’effeuillage, du poledance pour avoir confiance en soi … changer de cap dans une vie peut se caractériser de différentes façons, mais sera de toute façon bénéfique !

Enfin rappelons quelques commandements à se remémorer dès qu’on sent ses vilains complexes revenir : 

  • Plus mince que ce tu penses, toujours tu seras : eh oui, on se voit toujours plus grosse qu’on ne l’est en réalité ! Les complexes nous rajoutent toujours des kilos…mais bonne nouvelles : ceux-là ils restent dans notre cerveau.
  • Tes complexes aux yeux des autres sont invisibles, tu remarqueras : bien sur que les autres ne voient pas le grain de beauté qu’on déteste, notre jambe plus courte que l’autre…, ils sont bien trop obnubilés par leurs complexes pour prêter vraiment attention aux tiens !
  • La perfection sur cette terre, tu oublieras : personne n’est parfait, et chacun à ses défauts, donc inutile de se sentir inférieure ou rabaissée devant qui que ce soit.
  • Ton physique, tu soigneras : ce n’est parce qu’on est maman/femme au foyer/ou qu’on s’est faite larguer, qu’on doit s’oublier ! La vie est une succession d’épreuves qui peuvent tour à tour nous donner envie de nous laisser aller, à nous de résister à cette tentation de facilité et de savoir nous mettre en beauté.
  • Tes défauts en qualités, tu transformeras : plus d’un homme amoureux l’a dit à sa copine : « ce que j’aime chez toi, c’est tes défauts ! ». Être gentille, douce, attentionnée, intelligente… ça c’est trop facile ! Les mecs vous diront que toutes les filles ont ces qualités. Pendant ce temps, nous on se focalise sur nos défauts : on a trop de poignées d’amour, on se trouve trop jalouse, trop chiante, ou on trouve nos yeux riquiqui. Mais c’est probablement ce que notre mec adore…, c’est ce qui nous rend unique ! Demandez-lui !
  • A relativiser, tu apprendras : apprendre à relativiser ! A part la fin du monde, rien n’est catastrophique, et surtout pas notre physique.
  • De ta vie unique, tu profiteras : nous n’avons qu’une vie, et nous aurions bien tort de ne pas en profiter pour une question de balance. Amour, voyages, sorties, enfants…, tout est bon à vivre !

Par Hélène

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