cinéma

Le rdv ciné : rentrée des classes avec Monsieur Lazhar

Ecrit par Justine Andanson
le 7 septembre 2012

Françoise Dolto disait : « Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant à un but commun: l’épanouissement de chacun dans le respect des différences. » L’histoire : A Montréal, Bachir Lazhar, un immigré algérien, est embauché au pied levé pour remplacer une enseignante de primaire disparue subitement. Il apprend peu […]

Françoise Dolto disait : « Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant à un but commun: l’épanouissement de chacun dans le respect des différences. »

L’histoire :

A Montréal, Bachir Lazhar, un immigré algérien, est embauché au pied levé pour remplacer une enseignante de primaire disparue subitement. Il apprend peu à peu à connaître et à s’attacher à ses élèves malgré le fossé culturel qui se manifeste dès la première leçon. Pendant que la classe amorce un lent processus de guérison, personne à l’école ne soupçonne le passé douloureux de Bachir, qui risque l’expulsion du pays à tout moment.

Après C’est pas moi, je le jure !, Philippe Falardeau revient avec Monsieur Lazhar, adapté de l’oeuvre littéraire d’Evelyne de la Chenelière. Nominé aux Oscars dans la catégorie meilleur film étranger, d’autres cérémonies et festivals lui permettent de remporter de nombreux prix. 

Au cinéma, si le milieu scolaire est un excellent cadre dramatique, Monsieur Lazhar évite les écueils du sentimentalisme en tombant dans le pathos, il traite de la question du deuil et de l’expérience partagée de la perte avec un humour fin et des dialogues malins. 

Malgré un jeu pas toujours très juste, le casting nous mène à la rencontre d’un Fellag très touchant et d’une charmante équipe de chérubins, en particulier le jeune et lumineux Emilien Néron. L’engagement social de Philippe Falardeau le pousse à se rendre en Algérie pour s’imprégner de la culture orientale, mais c’est en France qu’il rencontre l’acteur algérien, Mohamed Fellag, pour le rôle de Bachir Lazhar, un professeur humble et généreux.

En filmant de manière sensible, le cinéaste nous offre une réflexion sur le métier d’enseignant mais aussi sur l’affliction et l’entraide, celle d’un professeur prêt à surmonter sa propre perte pour aider ses élèves à faire face au sentiment d’abandon. Loin du film pédagogique aux multiples clichés, on lui pardonne volontiers ses quelques longueurs.

Si protagoniste nous pouvons l’être par nous-même, ce n’est que grâce à l’autre que nous deviendrons héros….

Avec qui aller voir ce film ? Ouvert à tous, ce petit bijou Québécois se délectera aussi bien en famille qu’en amoureux.

Par Emilie Leon Los Santos

Son blog cinéphile : cinemilie.blogspot.fr

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