Fanny

Fanny de Vestiaire Collective, notre Nana du mois de novembre

Ecrit par Justine Andanson
le 1 novembre 2012

Parmi vous, qui ne connaît pas Vestiaire Collective (anciennement Vestiaire de Copines, ndlr) ? Ce site communautaire innovant où l’on peut vendre ses vêtements et accessoires et où l’on peut renouveler sa garde-robe en quelques clics grâce aux tenues d’autres modeuses. Je serais prête à parier que 80% des lectrices de TrucDeNana utilisent cette plateforme […]

Parmi vous, qui ne connaît pas Vestiaire Collective (anciennement Vestiaire de Copines, ndlr) ? Ce site communautaire innovant où l’on peut vendre ses vêtements et accessoires et où l’on peut renouveler sa garde-robe en quelques clics grâce aux tenues d’autres modeuses. Je serais prête à parier que 80% des lectrices de TrucDeNana utilisent cette plateforme intelligente et que certaines d’entre vous l’ont même en favori.

Dire qu’ il y a bientôt 4 ans l’idée de « VDC » comme le nomme encore les membres de la communauté, germait doucement dans la tête de Fanny Moizant, co-fondatrice et directrice marketing de Vestiaire Collective… C’est cette même Fanny, joli petit bout de femme de 36 ans, férue de mode et business woman passionnée, qui a su – et pu – trouver une heure dans son planning surchargé, pour être la Nana du mois de novembre de TDN. Le sourire aux lèvres, un style casual chic, perchée sur ses talons (pour le travail, elle les quitte rarement, car ça la rassure, me confiera-t-elle), Fanny me rejoint donc pour le déjeuner – et pour que je lui « tire le portrait » – elle, qui prend d’habitude à peine 30 minutes pour sa pause déj. Je sais, j’en ai de la chance ! Entre deux bouchées de saumon, je bois ses paroles.

Depuis toute petite, Fanny sait qu’elle travaillera dans le milieu de la mode. C’est sa mère, « son modèle », qui lui a donné le goût des belles choses, et en particulier celui du textile et des matières nobles. Dès l’enfance, Fanny est attentive à la qualité des tissus et à la coupe des vêtements. Elle se souvient même avoir choisi avec attention sa robe de rentrée des classes pour la 6ème ! Toutefois, malgré son côté « manuel », le stylisme n’est pas son truc, elle préfère admirer le talent des créateurs.

Après un parcours classique mais sans fausse note, la Fac suivie d’une école de commerce, la Reims Management School, Fanny rencontre son mari, met au monde ses 2 filles, et délaisse un temps la mode pour la déco… Mais son admiration pour les couturiers est toujours là et son projet de faire de la mode son métier lui tient trop à cœur. Elle décide donc d’intégrer le célèbre Institut Français de la Mode en 2006, en management, dans le but, un jour de créer son entreprise. Dans sa famille, ils ont la foi entrepreneuriale. « Mon frère a monté plusieurs sociétés dans le web, ma mère était commerçante, entreprendre ne me faisait pas peur. ». Toutefois, il fallait trouver la bonne idée. C’est lors d’un cours à l’IFM que Fanny eu un déclic. « Un professeur a éclairé ma lanterne en nous enseignant qu’il ne fallait pas chercher un projet dans ce qui existe mais creuser dans notre insatisfaction pour combler un manque. ».

Ainsi, Fanny repense à ses placards qui débordent de fringues et son besoin de s’auto-financer pour renouveler sa garde-robe. Vu la crise, elle ne doit surement pas être la seule. Nombreuses sont les modeuses qui rêvent de faire tourner leur dressing avec des jolies pièces accessibles. C’est à cette époque qu’elle rencontre ses futurs associés – dont un ami de son frère, Sébastien Fabre, entrepreneur qui songe au même projet, et la belle-sœur de celui-ci, styliste et habituée des grandes maisons de couture. Mêmes désirs, mêmes constats, et surtout même longueur d’onde. Leur rencontre, fruit du hasard, est « un coup de cœur et un coup de chance. ». Avec d’autres co-fondateurs, tous spécialisés dans leur domaine : technique, logistique, pilotage du projet – Fanny gère le marketing- ils créent une dream team efficace et motivée, et imaginent ensemble après un travail de réflexion de plusieurs mois « une offre de seconde main », un site de dépôt vente virtuel communautaire dédié à la mode avec un contrôle des produits, gage de qualité pour les internautes : Vestiaire de Copines

A la suite de quoi, tout va très vite ! Du buzz sur la toile, des articles dans la presse, deux levées de fonds, un super local à Levallois-Perret, une cellule à Londres et un changement de nom, des projets en veux-tu en voilà, c’est un véritable succès ! « Dans mes rêves les plus fous, je n’imaginais pas une telle réussite et un tel engouement pour Vestiaire ! » Toutefois, Fanny le dit, elle n’a jamais cessé d’y croire. Même lorsqu’ils n’étaient que 6 et qu’ils stockaient des centaines de cartons dans son appartement… « On avait beau être crevés, on était soudés ! ».

Aujourd’hui, Fanny travaille toujours d’arrache-pied (si ce n’est plus), voit peu ses amis et décolle très rarement de son portable. Ce qui lui vaut les réprimandes de son mari lorsqu’elle répond à ses emails le week-end ! Seules ses petites « saucisses » – comme elle les surnomme affectueusement quand elles rigolent – parviennent à la déconnecter du boulot. Car ses filles sont sa priorité. « Ce n’est pas facile de tout gérer mais je fais de mon mieux ! ». Et en effet, pour l’instant Fanny gère la situation. Qui a dit que les Super Women & Mum n’existaient plus ! Fanny nous prouve le contraire, à en faire culpabiliser plus d’une ! Amatrice de bons produits et de cuisine (c’est son côté « terrien de son sud natal » ), elle prend le temps de faire le marché et de concocter des bons petits plats en s’organisant pour la semaine.

A côté de Montpellier, son « sud natal »

Étant donné qu’elle aspire au meilleur pour ses pitchounes, Fanny se lève une heure plus tôt tous les matins pour les conduire à l’école internationale afin qu’elles apprennent l’anglais dès le plus jeune âge. Et dans la voiture, pas de stress ! Fanny et ses filles font tout pour transformer ce simple trajet en « un moment de bonheur et de pure folie. ». Elles rient et chantent comme des dingues des tubes rétro de Claude François et George Brassens. « Un instant génial qui booste et qui donne de l’énergie pour la journée ! ». Car il en faut de l’énergie pour être Fanny Moizant ! Après avoir déposé ses puces, elle n’arrête pas ! De réunions en débriefing, en passant par la lecture de ses mails et le contrôle de qualité de certaines pièces pour se « vider la tête », la journée file à toute allure. « C’est une gymnastique physique et intellectuelle mais j’adore ça ! ». Elle a beau travailler H24 et manquer de temps pour elle et ses proches, Fanny est passionnée par son boulot et ça s’entend lorsqu’elle en parle. « Toute l’effervescence qu’il y a autour de Vestiaire et de nos projets (Vestiaire Collective s’associe au Téléthon et organise une vente solidaire le 7 et 8 décembre prochains, ndlr), cet enthousiasme collectif me porte et me rend heureuse ! ».

Et des projets avec Vestiaire, elle en a à la pelle Fanny ! Entre l’opération avec le Téléthon et le lancement de Vestiaire Collective aux Etats-Unis en 2013, on peut dire qu’elle est comblée.

Car, c’est bien une nana heureuse et épanouie que j’avais en face de moi, une nana qui motive et qui donne envie d’aller jusqu’au bout de ses envies. On lui souhaite de se retrouver dans 10 ans à Singapour avec sa petite famille pour lancer Vestiaire Collective en Asie, et ce week-end, de profiter d’un bon Spa comme elle savoure, pour attaquer la semaine sur les chapeaux de roue !

Pour terminer ce portrait, voici les marques chouchou de Fanny :

Pour ses filles : « Vestiaire bien sûr car on y déniche des perles rares. Je suis une fidèle de bout’chou chez Monoprix. Les vêtements sont bien coupés, pas chers, on peut réaliser un fond de garde-robe là-bas facilement. J’aime aussi Cordelia de Castellane, H&M et Zara. Les pièces où j’investis sont les manteaux et les chaussures. J’adore Finger in the nose, les vestes sont épaisses, chaudes à toute épreuve et légères. ».

Et pour elle : « Le jean, c’est mon uniforme, je les shoppe chez Zara ou de temps en temps je craque pour les jean très quali de chez Acne. J’investis surtout dans une jolie paire de chaussures ou un sac comme le dernier cadeau que je me suis faite : un Chanel vintage sur Vestiaire. De bons accessoires font tout le style ! Mais je ne suis pas très bijoux, car pas le temps de réfléchir le matin pour choisir le bon ! Dans mon organisation personnelle, c’est déjà assez relou de changer de sac.

Pour les chaussures, je mise sur 10 cm au bureau et des ballerines pour conduire. A l’Américaine ! La hauteur ça me sécurise. En plus, je travaille avec une armada de jolies filles… ».

Ses chaussures de prédilection en ce moment : les Pistol black d’Acne.

« En règle générale, j’ai des goûts assez éclectiques. Je peux porter du Zara comme du Stella McCartney. Parfois je me fais plaisir en m’offrant des pièces de créateurs, de niche telle que Pièce d’Anarchive… La marque que je chérie mais que je peux difficilement m’acheter, c’est Céline. J’ai craqué pour un pull dernièrement, ça fait mal au portefeuille mais il est magnifique. Je rêverai de porter une robe Victoria Beckham ! ».

Pour info, Vestiaire Collective a 3 ans ! Pour fêter l’évènement, Vestiaire lance un grand jeu concours autour des vestiaires de ses membres du 20 octobre au 8 novembre ! Postez sur Facebook la photo de votre Vestiaire et invitez vos amis à voter pour lui. Ceux qui comptabiliseront le plus de ‘like’ remporteront chacun une prestation inédite et personnalisée ! Vestiaire Collective offrira aux 3 vestiaires préférés un coaching de luxe sur mesure et plein de cadeaux à la clé…
Pour jouer, cliquez ici.

Par Justine Andanson

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