artiste

Rencontre avec la chanteuse Pauline

Ecrit par Marine Maurice
le 20 février 2014

Trucs De Nana a rencontré la chanteuse Pauline, qui nous avait fait voyager en 2008 avec "Allô le monde" sur son premier album. Cette talentueuse artiste en quête de justice, de bonheur et de simplicité, a fait beaucoup de chemin depuis, car elle a sorti le 27 mai 2013 son troisième album, "Le Meilleur de nous-mêmes", et son deuxième single, du même nom, a été révélé le 13 janvier dernier. Elle a choisi de parler de son parcours, de son album et de ses projets, aux filles de Trucs De Nana.

Pauline

TDN : Bonjour Pauline, à quel âge as-tu commencé la musique ?

Bonjour Trucs De Nana ! La musique est apparu dans ma vie vers 5 ans. Je suis ensuite rentrée au Conservatoire de Lille à 12 ans, car je suis, à la base, pianiste classique. C’est à cet âge là que j’ai eu une vraie révélation avec le piano. Je chantonnais sous la douche et dans la voiture mais pas plus. Je ne voulais pas être chanteuse, même quand les télé-crochets ont commencé, ça ne m’a pas donné envie. Vers 14-15 ans, je voulais être prof de piano ou de solfège. Puis ça s’est fait inconsciemment, j’ai écrit ma première chanson « vie de songes », qui est d’ailleurs sur le 1er album. J’avais en fait besoin de communiquer, je me sentais très mal à l’adolescence, je n’étais pas bien dans ce monde. Comme le dit la chanson, je souffrais des mensonges, trahisons et injustices, qui me dérangent toujours aujourd’hui. Ma mère l’a entendue, l’a adorée, m’a demandé de qui c’était, et du coup, ça m’a encouragée à en faire d’autres, voilà comment tout a commencé.

Comment ça s’est concrétisé ?

J’ai continué à composer, et vers 17 ans, j’ai pris un guitariste avec moi. J’ai été repéré par un directeur artistique qui m’a signée. J’ai du écrire un album entier et la dernière chanson fut « Allô le monde ». Tout le monde l’a adorée et c’est devenu le single de l’album du coup. L’album est sorti en 2008, j’ai fait une première télé chez Marc-Olivier FOGIEL et le lendemain, le producteur de scène de Gad Elmaleh m’a appelée, m’a dit que Gad me voulait en première partie, je suis donc partie à Montpellier, puis une semaine à l’Olympia. En février, le public découvre vraiment « Allô le monde » aux « Enfants de la télé » chez Arthur, puis tout est allé très vite, la chanson a connu un vif succès. 

Il y a eu ensuite un deuxième album ?

Oui, dont on a moins entendu parler, faute de promotion, c’est d’ailleurs pour ça que j’ai quitté ma maison de disque. J’ai donc ensuite pris du recul, j’avais des demandes, mais j’avais besoin de rentrer à Lille pour être près de mes proches, me recentrer sur d’autres essentiels. J’ai donc voyagé, beaucoup lu, j’ai créé, et quand je me suis sentie prête, je suis revenue avec mes chansons du troisième album, et j’ai signé chez Warner.

Quels sont les artistes qui t’ont inspirée ?

Calogero à 14 ans a été une grosse révélation. J’ai adoré la mélodie de « En apesanteur ». Etant pianiste, je suis très attachée aux mélodies. C’est un des artistes qui me ressemble le plus musicalement. J’ai toujours écouté beaucoup de musique anglo-saxonne, j’adore Coldplay. Mais j'écoutais aussi du flamenco, et de la chanson française, mes parents écoutaient Maxime Le Forestier, Maurane, Goldman.

En parlant de Goldman, tu as participé au deuxième volume de « Génération Goldman » ?

Oui, je l’adore. C’est un artiste qui créé, mais qui reste discret et accessible. Il reste lui-même. J’ai accepté tout de suite de participer. J’ai adoré, c’était génial d’être à plusieurs, surtout quand on fait des duos qu’on a choisi, comme « Juste après » avec Emmanuel Moire. Ca faisait longtemps qu’on avait envie de travailler ensemble, c’était une belle occasion.

As-tu des envies de duo ?

Oui beaucoup ! Calogero, Obispo, et surement plein que je n’ai pas encore rencontré. J’aimerais bien avec Emmanuel Moire sur une création à nous. J’ai fait beaucoup de duos sur des concerts, mais qui ne sont pas gravés sur CD. Pourquoi pas avec Gad Elmaleh aussi, je sais qu’il adore chanter et nous sommes très proches.

Parle nous un peu de toi, de ton caractère.

Je ne suis pas très fêtarde, j’aime passer du temps avec ma famille et mes amis proches. Par contre, je suis un bout-en-train. J’aime rigoler et faire rire. Je suis quand même un peu féministe. Côté shopping, j’adore les fringues, même si je déteste essayer dans les magasins, par paresse. Mais du coup, je n’aime pas acheter en ligne car j’aime bien regarder et toucher les vêtements. J’adore les chaussures et les sacs.

Pauline le meilleur de nous-mêmes

Quelles sont tes marques préférées ?

Mon sac est un Marc Jacobs, que j’ai depuis quelques mois et que je ne quitte pas. Pour les chaussures, ça dépend, je ne suis pas très fidèle mais pour les habits, j’adore « Sandro » et « Maje », ce sont des fringues qui me ressemblent.

Parle nous un peu de l’album…

C’est un album dont je suis très fière, car il est lumineux et positif. Je voulais transmettre une bonne énergie, car, même si c’est vrai que je trouve souvent ce monde moche et injuste, j’arrive de plus en plus à lui trouver des choses positives. Et je suis très contente car je reçois beaucoup de courrier de gens qui me disent que ça leur fait du bien, et c’est vraiment ce que je veux, que les gens soient heureux. C’est un album avec des valeurs positives, plus léger que le second, même s’il y a quand même quelques balades un peu plus sombres.

Qu’y a t-il de prévu cette année pour toi ?

J’espère de la scène, même si pour l’instant, il n’y a pas de tournée prévue, mais j’espère vraiment, car c’est vraiment pour ça que je fais ce métier, même si la création est très excitante. Surtout que je n’ai pas fait de scène sur le 2ème album, donc j’en ai encore plus envie.

Quels conseils peux-tu donner aux filles de Trucs De Nana qui voudraient se lancer dans la chanson ?

Déjà les filles, sachez que si vous avez envie de faire d’un instrument, ce n’est jamais trop tard. Ca fait vraiment du bien en plus. Après si vous aimez chanter, faites le autant que vous pouvez, en restant sincères. C’est primordial pour que les autres reçoivent ce qu’on a envie de donner. Il ne faut pas abandonner quand on manque d’inspiration, et il faut tout garder, même les quelques mots qu’on écrit sur un petit bout de papier. Et le plus important, il faut y croire, si vous n’êtes pas persuadées que c’est votre destin, ce n’est pas grave, mais il faut faire autre chose.

Merci à Pauline pour cette jolie rencontre, et on espère la retrouver sur scène très bientôt !

Propos recueillis par Marine Maurice

 

#artiste #chanteuse #interview #musique #Pauline #rencontre
Commentaires (0)
ou pour écrire un commentaire
ces articles peuvent m'intéresser