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Les tribulations d’une Lyonnaise shopping addict

Ecrit par Justine Andanson
le 1 juin 2010

Episode 1 : J-22 Sept jours se sont écoulés. Et il ne me reste que 22 jours pour parfaire mon style bohème chic … Il me faut alors fouler l’asphalte de la Presqu’île, battre le pavé à la recherche de nouveaux spots sans craindre d’user mes low-boots neuves. Je commence mes recherches rue de l’Ancienne […]

  • Episode 1 : J-22
    Sept jours se sont écoulés. Et il ne me reste que 22 jours pour parfaire mon style bohème chic … Il me faut alors fouler l’asphalte de la Presqu’île, battre le pavé à la recherche de nouveaux spots sans craindre d’user mes low-boots neuves.

    Je commence mes recherches rue de l’Ancienne Préfecture. Je pousse la porte d’une de mes boutiques préférées-Martine & Ludi- où l’accueil est particulièrement chaleureux et propose, souvent en exclusivité, des créateurs comme Madame à Paris, By Malene Birger. J’opte pour une maxi écharpe « Malene Birger Darlings », qui habillera subtilement ma veste de cuir noir en agneau plongé et me protègera du froid.
    Je change de trottoir, côté numéros pairs. Après quelques pas, je me retrouve devant une autre échoppe Anatipik où je repère une ravissante pochette en cuir vernis noir avec un fermoir cabochon de chez April First. J’entre, m’informe sur le prix et décide de… réfléchir. Mes pas me portent rue de la République chez Kaktus, autre spot favori. Je sais parfaitement ce que je suis venue dénicher : une blouse Circus&Co. Je l’essaie, me mire, m’admire sous toutes les coutures devant le miroir. Adjugé ! Elle sera parfaite avec l’un de mes nombreux jeans patinés, mon cuir, ma maxi écharpe.

    Il ne me reste qu’à débusquer les low-boots noirs Kyoto de chez Paul&Joe Sister, un bracelet manchette Elia Stone et je serai parée pour retrouver mes amies dans un petit «bouchon lyonnais» du Vieux Lyon.

  • Episode 2 : J-15
    L’après-midi est douce et ensoleillée. Une après-midi qui se prête à mon activité préférée.

    Première heure : me voilà de retour au coeur de la Presqu’île, dans le prestigieux Triangle d’Or bien connu des « heureux Lyonnais munis d’une CB noire », des « quand je serai riche » et autres accros du shopping. Mon objectif : acquérir les Kyoto de Paul&Joe Sister et ignorer délibérément la position de mon compte bancaire. Ne dit-on pas : « Plaie d’argent n’est pas mortelle » ? Je crois deviner où je pourrais dénicher ces low-boots si convoitées : Manfield-rue du président Edouard Herriot-bien sûr ! Comme j’arrive par la rue Gasparin, je m’autorise un interlude chez Maje et Les Petites. Je lèche LITTERALEMENT les vitrines de Free Lance et Patrick Cox.
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    Fort heureusement la rue des Archers vient couper à point nommé la rue Gasparin pour permettre au quidam de reprendre son souffle. Je tourne à gauche, direction rue Emile Zola. Je me dirige jusqu’à une boutique d’accessoires-Plume Plume-en liquidation totale avant cessation d’activité. Cette boutique regorge de trésors tels que des parapluies Chantal Thomas, des cols en renard Léa Clément, des chaussures Emma’s Hope shoes, des sacs David et Scotti, des gants Maison Fabre, un large choix d’étoles et bijoux bohème.
    J’espérais, je l’avoue, trouver LA bonne affaire. Je ressors bredouille, reviens sur mes pas jusqu’à la rue du président Edouard Herriot.
    Je descends la rue E.Herriot jusqu’à la place Bellecour, dépasse Cartier, Hermès… Je n’oublie pas mon objectif : M.A.N.F.I.E.L.D. qui se trouve sur le trottoir opposé. Je traverse hors les clous, dépasse le chausseur et me retrouve automatiquement devant REMINISCENCE, boutique de bijoux fantaisie dont je suis « toquée ».

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    J’entre. Mon oeil averti scrute les bracelets à breloques et s’arrête sur la DERNIERE ceinture restante hippie rock. Elle est de couleur marron avec empiècements métalliques. Elle serait parfaite sur mon jean patiné et s’accorderait à merveille avec ma maxi écharpe. Je résiste, fière de moi et ressors. Je remonte la rue Herriot, continue jusqu’au passage de l’Argue, direction le Printemps. La ceinture m’a fait oublier les low-boots.

    Deuxième heure : Le passage de l’Argue débouche directement sur la rue de la République et devant une entrée du Printemps. Je me faufile (…) rapidement entre les rayons maroquinerie et bijouterie situés au rez-de-chaussée et emprunte l’escalator. Le premier étage est un supplice chinois pour les fashionnitas : Zadig & Voltaire, Les Petites, Maje, Paul&Joe Sister, Etoile d’Isabel Marant… et cerise sur le gâteau : la lingerie. Je jette mon dévolu sur le corner d’Isabel Marant. Il me faut vérifier qu’il reste toujours une blouse en jean manches 3/4. Ouf, toujours là ! J’espère qu’elle sera encore là le mois prochain. J’examine chacun des portants, tombe en extase devant une blouse noire.

    Je saisis l’objet du désir et me rend dans les cabines d’essayage. C’est LA révélation. Cette blouse, c’est tout moi. A cet instant, je ne raisonne plus, oublie ce que contient ma garde-robe. Je suis déjà à la caisse. La blouse est à moi. C’est elle que je porterai avec mon jean patiné, mon cuir, ma maxi écharpe et pieds nus ?

    Troisième heure :
    Je sors du Printemps et me retrouve en plein coeur de la rue de la République, à quelques mètres de Kaktus. Vous vous souvenez, un de mes spots favoris où je me sens comme chez moi sauf que mon dressing se limite à un placard.
    Je furète, examine méticuleusement chaque corner dédié à un créateur, me réjouis de découvrir des nouveautés. O joie ! Je m’aperçois que la « petite marque » de maroquinerie April First est proposée. Le choix est large. Je retrouve la maxi pochette en cuir vernis avec cabochon, disponible en trois coloris. Un autre modèle répondant à mes critères retient mon attention. Le coloris ne me convient pas. Je m’informe si le modèle existe en noir et s’il est disponible. Etant indisponible, il me faut le commander. La boutique me contactera dès son arrivée. Je sors ravie. J’imagine ma tenue : blouse noire jean patiné cuir maxi écharpe pochette en cuir vernis.
    Je me félicite de savoir que le montant blouse pochette (non réglée) sera largement inférieur au prix des low-boots.

  • Episode 3 : J-7
    Ceinture ou pas ? Je me suis laissée quelques jours de réflexion. J’ai mis sans dessus-dessus les tiroirs de ma commode et mes nombreuses boites de rangement pour faire l’inventaire de mes ceintures. Un constat : il suffit ! Alors je me serre la ceinture et ne retournerai pas chez REMINISCENCE, pour l’instant.
    Cette économie réalisée me permet de commander par VPC (catalogue ellepassions) une paire de Repetto noire, modéle Gitane en promotion. Elles me seront livrées sous 8 à 10 jours. Je n’irai pas nu-pieds.
  • Episode 4 : epilogue
    Ainsi, je porterai ma blouse noire mon jean patiné une de mes ceintures mon cuir ma maxi écharpe une pochette de cuir vernis une paire de chaussures gitanes. Et la manchette Elia Stone ? Exit depuis j’ai vu un bracelet en cristal de roche de Jean-Paul Gaultier dans le Cosmo du mois de décembre 2007. Le hic : le prix. Donc pas de bijoux. « Less is best ». N’est-elle pas ravissante ma tenue ?

    Par Stéphanie T. Lectrice TDN

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