Interview

Interview de l’actrice Flore Bonaventura, notre nana du mois

Ecrit par Marie TERRY
le 27 novembre 2013

Flore Bonaventura, avec un nom comme cela, c'est presque un délit d’initié. Mais c'est son vrai nom, et gageons qu'il lui porte chance. 25 ans à peine et ce nom s'affiche déjà chez les grands comme dans le dernier film de Klapish "Casse tête chinois", (en salle le 4 décembre) où elle joue le rôle d'une baby sitter. Cette jeune actrice pétillante dont la carrière s'envole aussi bien au cinéma qu'à la télévision nous a chuchoté qu'elle avait été présélectionnée pour les nominations Espoir féminin des César dans Casse-tête Chinois ! Nous avons eu la chance de la rencontrer dans un cadre ensoleillé à l'Escapade des Stars au Radisson Blu Hotel à Djerba. Notre nana du mois de novembre s'est confiée à Trucs De Nana.

Revenons à cette aventure : Comment se retrouve-t-on à jouer avec ce grand réalisateur qu’est Cédric Klapish ?

Tout simplement en allant à un casting. J’ai passé des auditions comme beaucoup de jeunes filles pressenties pour le rôle. Et j’ai eu cette chance d’être prise pour le rôle. Je joue une baby sitter qui va perturber le couple de lesbiennes formé par Cécile de France qui a justement participé au choix final de mon rôle. Je la remercie d’autant plus que c’est une actrice très généreuse qui a su me mettre à l’aise lors du tournage.

Pourquoi ? Il y avait des scènes délicates ?

Oui, je me retrouve nue à devoir embrasser Cécile de France, certes à New York, sur les toits de Manhattan, dans un décor sublime mais devant l’équipe du film, pas facile. Cécile m’a suggéré de penser que « mon corps est en fait un costume ». Ce que j’ai fait. Et j’ai réussi à jouer la scène sans trop y penser.

As-tu vu le film « La vie d’Adèle » qui comporte aussi des scènes de nu entre femmes?

Non, mais je ne sais pas si j’ai vraiment envie de voir ce film car il comporte des scènes crues et violentes qui me mettront mal à l’aise. Je suis pudique.

Baby-sitter avec Klapish, baby-sitter dans la source de Xavier Durriner, formée au théâtre, on te voit au cinéma, à la télévision… On passe facilement d’un genre à un autre ?

C’est vrai, j’ai commencé par le théâtre à l’âge de 10 ans. Puis à 17 ans, j’ai intégré l’école Eva Saint Paul à Paris et ce pendant 5 ans, j’étais la bébé du groupe. Mais je ne suis pas encore montée sur les planches pour de vrai.

J’ai alterné le cinéma et la télévision. Je pense que la frontière entre les 2 est plus ténue aujourd’hui.Ces derniers temps, j’ai refusé des rôles pour la télévision. Mon actu est plus cinéma.
Le film de klapish, dans quelques jours, un film de Jean Paul Rouve avec Michel Blanc et Chantal Lauby (2014) tiré du roman « Les Souvenirs » de David Foenkinos. Et quand même, une série TV avec Valérie Karsenti. 

Quelles sont les actrices avec lesquelles tu peux être en compétition ? Et les actrices que tu as en exemple ?

Dans les castings, je retrouve mes bonnes amies du théâtre comme Anais Demoustiers, Anaïs Belaidi.  J’apprécie le jeu franc et sincère des actrices comme Karin Viard, Marina Hands, Emmanuelle Devos.

Et mon modèle féminin est Romy Schneider mais sans la même fin…

Comment définis-tu ton « profil » ?

Je suis plutôt choisie dans des rôles mélo, des rôles dramatiques, maintenant, je sais facilement pleurer sur commande. Mais je pourrais aussi faire autre chose si ce sont des rôles francs.

Mais ces rôles tristes te correspondent ? Tu sembles toute fraiche et gaie ?

J’ai des grosses crises d’angoisse. Mais j’essaie de les chasser…

Alors, comment fais-tu ? Comment prend-on du recul par rapport à tout ce qui t’arrive ?

Déjà, je suis très famille, je dois tout à ma maman, je suis fusionnelle avec elle. En ce moment, je n’ai pas de copain, je vis avec maman presque en colocation. Je suis très proche aussi de ma soeur, styliste.

Je déconnecte aussi en partant dans ma Bretagne dans la maison de ma grand mère; je me ressource au coeur de la nature.

Sinon, je fais du sport avec un coach car je ne suis pas très sportive. Je chante, et je fais de la musique. J’essaie d’avoir plusieurs cordes à mon arc.Je ne reste pas surtout dans l’attente de l’appel.

Pas de petit copain ? Pourtant tu dois avoir du succès avec les garçons.

Oui, mais les garçons ont peur quand je leur dis que je suis actrice.
Contrairement ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas facile.

Avec quel comédien aimerais-tu tourner?

Le comédien Swann Arlaud.

Flore s’est prêtée au jeu des questions « nanas »

Une journée entre nanas c’est….

Flore Bonaventura : Des soins au SPA, un bon déj sushi et du shopping !

Une marque mode ?

Ma soeur me donne des conseils que je suis et la marque Kooples m’habille quand je suis en promo. J’aime le coté rock de la marque. Sinon je chine dans les friperies du Marais.

Que dirais-tu aux nanas qui vont te lire ?

De nos jours, c’est difficile d’être une fille à notre époque.On est conditionné par les diktats de la mode qui prône des standards. Pourtant, il faut s’accepter comme on est.

Et ma traditionnelle question : Quelle question aurais-tu aimé que je te pose et que je ne t’ai pas posée ?

Peut être « en quel animal aimerais-tu te réincarner? » Et j’aurais répondu en oiseau pour voir la vie d’en haut…

flore bonaventura

C’est sûr, Flore prend de la hauteur par rapport à tout ce qui lui arrive de bien, et reste les pieds bien ancrés sur terre avec des vraies valeurs, et une vraie gentillesse. On lui souhaite de recevoir ce sésame, ce fameux César du meilleur espoir, mais de toute façon, elle continuera sa route. Et nous, on ne l’espère pas. On en est sûr.

Merci à Flore d’avoir répondu à nos questions, on est ravi qu’elle soit notre nana et on va vite voir le film « Casse-tête chinois ».

Crédit photo principale : Flavien Prioreau.

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