Interview

Julia Bijaoui, cofondatrice de Frichti et maman

Ecrit par Marie TERRY
le 24 mai 2017

En mai, on aime aller à la rencontre de mamans et cette année, on a choisi Julia Bijaoui car on aime son idée de se faire un petit frichti et on n'est pas les seuls. Magnifique réussite de ce projet qui a conquis les gourmands pressés, urbains et soucieux de bien manger, mais aussi les investisseurs, Julia est une entrepreneuse qui a le vent en poupe et depuis 2017, elle est une maman d'une petite fille de 3 mois et demi. Cela méritait un portrait.

Première question et on entre dans le vif du sujet,

Trucs De Nana: Comment on concilie la vie de maman et de super entrepreneuse?

(Comprenez une entreprise de 300 personnes)

Julia Bajoui: Déjà, le père de mon enfant est mon associé. Cela aide:) et il ne me regarde pas de travers quand je pars à 19h pour aller chercher notre fille…

Quentin et Julia, le papa et la maman, les cofondateurs de Frichti.fr

Et même si je dois retravailler après, je pars à cette heure précise. De toute façon, j’y suis obligée au vu des horaires de la nounou.

Premier enfant, comment avez-vous vécu cette naissance?

Julia: J’ai adoré être enceinte, c’est une période « bizarre » mais très sympa. Maintenant que ma fille est là, je rentre dans ma bulle de 19h15 à 21h. Je m’occupe d’elle et il peut me tomber le ciel sur la tête que rien ne viendra ébranler cette bulle de bonheur, cette bulle de detox. Même le stress retombe.

Quelle maman aimeriez-vous être?

Julia: Ma fille est encore petite mais j’aimerais lui transmettre la capacité à être heureuse, qu’elle soit également libre des ses choix, qu’elle ait toutes les cordes à son arc pour réussir. En tant que maman je suis gardienne de son futur.

Quel est le rythme de votre journée de maman qui travaille avec bébé?

Julia: Je me lève vers 7h et j’arrive au bureau vers 9h pour en repartir à 19h. Après ma pause bulle, je travaille jusqu’à minuit et ensuite, on dîne avec mon compagnon. J’ai conscience que les 2 années vont être sur ce tempo, ce qui n’est pas forcément bien mais vu que nous sommes en pleine croissance, c’est le prix à payer !

Alors, comment est née l’idée de Frichti.fr?

Julia: Avec une formation HEC où on apprend à entreprendre, l’envie de travailler dans la bouffe, une rencontre avec Quentin, mon compagnon, lors de mon passage chez Birchbox, mal manger le soir quand on rentrait tard du boulot, un bon alignement des planètes, tout cela a donné la création de Frichti.fr, la cuisine maison au quotidien.

D’ou tenez-vous de cette envie de travailler dans la bouffe?

La bouffe a toujours été un sujet central dans ma famille. Les diverses origines de mes ancêtres (Pologne, Maghreb) donnent un melting pot succulent, ce qui se traduit en plats qui me restent en mémoire, le couscous de ma grand-mère et le cheesecake.
Ma maman cuisine aussi et a toujours acheté de bons produits, arpentant les marchés 2 fois par semaine, privliégiant les producteurs locaux pour bien connaitre l’origine des fruits, légumes. Elle achète sa viande chez un boucher, du poisson chez un poissonnier.

Que pensez-vous des tendances food, ultra médiatisées qui se développent ?

On a exagéré avec la nutrition: il ne faut pas tomber dans les extrêmes comme manger tout bio. Il faut manger équilibré et adapter les principes de base tout simples: savoir distinguer les bons produits, faire les bons choix mais on se fait trop balader avec des principes trop excessifs.

Comment situez-vous votre entreprise dans la société? Etes-vous sollicitée pour vous engager?

(Lors de notre rencontre, nous étions en pleine période électorale)
Julia: Mon compagnon pourrait être intéressé par une carrière politique dans une seconde vie.
Personnellement, je ne pense que je m’engagerais pas en politique car la vie politique de ces dernières semaines m’a déprimée. Bien sûr, j’ irais voter car je ne veux pas favoriser l’abstention et le vote blanc, il faut choisir.
Par contre, je suis satisfaite qu’avec Frichti.fr, je crée des emplois en CDI pour les jeunes et moins jeunes,(300 salariés), je suis partie prenante dans une Fondation, mais nous avons en tête, d’autres projets de plus grande envergure.(à suivre)

Julia s’est prêtée aux questions flash:

  • Thé ou café? Thé
  • Salé ou sucré? Salé
  • Jupe ou pantalon? Pantalon
  • Mer ou montagne? Mer
  • Farniente ou footing? Farniente, à regret, j’aimerais décompresser par le sport mais je suis plutôt en ce moment dans le no sport.

Que diriez-vous aux nanas qui vont vous lire?

La vie appartient à ceux qui ont confiance en eux et qui apprennent à oser, en résumé, la vie appartient à ceux qui osent. Même si les hommes parlent beaucoup et que les femmes sont plus réservées, les femmes vont de l’avant.  Je n’ai ressenti aucune différence par le fait que je suis une femme.

Julia a juste buté sur la question des femmes qui l’ont inspirée et sur la dernière question que je pose toujours, quelle question auriez-vous aimé que je vous pose et que je ne vous ai pas posée mais elle a nous donné une belle définition du mot heureuse, être en accord avec soi même.
Au fait, connaissiez-vous le terme Frichti? A la rédact, seule une connaissait:) et d’ailleurs Julia et Quentin ont été surpris de voir que le nom ne faisait pas vraiment partie du vocabulaire de tous!
On se fait un petit frichti? Un petit repas vite fait mais bien fait sur le pouce. Mais allez voir sur le site tout ce qui est préparé et vous trouverez le frichti qui vous correspond; à la redact, on aime l’idée du Get Fit Get Frichti.

Un grand merci à julia d’avoir pris le temps de répondre à nos questions dans cet agenda surbooké avec beaucoup de simplicité. Car savoir dire que sa réussite est dûe à un facteur chance, un bon alignement des planètes prouve qu’on n’a pas la grosse tête.Je rajouterais, quand même, une bonne dose de volonté et du travail.

Chère Julia, nous vous souhaitons une belle première fête des mères et n’oubliez pas de transmettre à votre petite fille une recette que nous retrouverons sur Frichti.fr:)et aussi plein de belles choses à l’avenir car Frichti.fr vient de lever 30 millions de fonds, pour un développement en Province et à Paris.

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