musique

5 raisons de voir le film La Marche

Ecrit par Marie TERRY
le 28 novembre 2013

Un film en pleine actu, qui affiche une méga campagne de promo, vous ne pouvez pas passer à côté. TDN a vu La Marche en avant-première et vous donne 5 raisons de voir ce film, de Nabil Ben Yadir qui parle d'un vrai évènement.

1re raison : C’est un film en pleine actu 

Film de 2013 qui retrace une histoire vraie de 1983 souvent méconnue.
Donc belle idée de reparler, trente ans après, de cette initiative de jeunes qui voulaient riposter par une marche pacifique initiée par celui qui a été blessé suite à une bavure des forces de l'ordre.
Donc un film qui est comme un documentaire, qui parle aux jeunes et aux moins jeunes, d'un sujet en pleine actu, la lutte contre le racisme. Il est vrai que les unes des journaux s'emparent de ce sujet comme on a pu lire : la France est-elle raciste ? 

2e raison : C'est un film tourné à Lyon et dans les villages de France 

Genre road movie de ces jeunes partis des Minguettes, quartier de la banlieue lyonnaise, qui a été aussi connu pour ces débordements, dans les années 70, 80.

Une poignée de jeunes (17) partis de ce quartier le 15 octobre 1983 qui vont traverser des villages, avec des accueils plus ou moins timides pour terminer par un rassemblement de 100 00personnes à Paris le 3 décembre 1983. On découvre ainsi la France et 55 villages des années 80. Canal avec Maxime Musqua a voulu refaire cette marche, on a découvert les villages et petites villes en 2013.

3e Raison : C’est un film porté par de vrais acteurs et par les vrais militants de 83 devenus acteurs  

Certains qu'on attendait comme Jamel Debbouze qui s'empare du film et apporte sa touche convaincante et son humour, trop d'humour ? Peut être. Il est même l'ambassadeur du film de par son nom car il n'a pas le premier rôle: Il parle du film comme une «très belle, triste et joyeuse histoire vraie», mais il refuse de dépeindre une France xénophobe et hostile. «Il y a du racisme en France, mais la France n'est pas raciste».

D'autres plus inattendus comme Charlotte le Bon qui s'en sort plutôt bien. On salue aussi les jeux de Hafsia Herzi, toute en justesse et celui d'Olivier Gourmet qui campe le rôle du prêtre qui les accompagne, Christian Delorme.

Mais l'initiative intéressante reste le fait que les marcheurs de 1983 se sont retrouvés à Lyon pour tourner dans le film leur propre histoire.Ce qui a donné une autre dimension humaine au film.  

4e Raison : C’est un exploit sportif 

Les vrais marcheurs en 1983 ont fait 1000 km à pied en plein hiver, de Marseille à Paris.

Petite mise au point : Maxime Musqua (du Petit Journal) s'est même pesé avant de partir mais au retour, la balance affichait moins 200 g… Bon, il n'a fait que 200 km en partant de Lyon.e défi Musqua du 12/11 – La marche LPJ étape 1

On est moins dans l'exploit et on est aussi dans une certaine incompréhension sur les distances…

5e raison : C’est un film qui va susciter plein de réactions, alors autant le voir pour avoir sa lecture 

En 1983, il aurait pu s'appeler comme la marche des beurs, nom qui avait été donné au mouvement. 2013, il s'appelle « La Marche ».

Ce film met en lumière le mouvement qui préfigure la création de SOS Racisme. Un succès au-delà des espérances pour la «Marche des beurs», qui permettra à une délégation d'être reçue par François Mitterrand. Ils obtiendront du président la création d'une carte de séjour et de travail d'une durée de dix ans. Leur mouvement, aussi embryonnaire soit-il, préfigure la naissance de SOS Racisme, un an plus tard. La main en avant présente sur les affiches rappelle d'ailleurs celle de «Touche pas à mon pote».

Aujuourd 'hui, il est accueilli avec des réserves et a engendré une polémique avec Charlie Hebdo par rapport à une chanson du film. Selon certaines critiques, il ne s'agit pas d'un film politique. Mais pour certains journalistes ciné, la lutte contre le racisme est un sujet politique. D'autres parlent d'une épopée loin de la réalité. Ce dont on est sûr, c'est qu'il appelle des questions et des réflexions.

Les marcheurs qui avaient 20 ans en 1983 ont cinquante ans maintenant. 

Que pensent-ils de la France d'aujourd'hui ? Qui sont leurs enfants aujourd'hui ? Que pensent-ils aussi de tout cela ? Pourquoi la majorité des jeunes et ceux des cités n'ont jamais entendu parlé de cette marche pacifique ? (Reportage à l'appui). 

Que s'est-il passé pendant ces 30 ans ? Pourquoi ce sujet est-il toujours à la une de nos jours ? 

Si vous allez voir ce film, on attend vos commentaires avec impatience.

#1983 #Charlotte Le Bon #ciné #Cinéma #film #INA #Jamel Debbouze #La Marche #lutte contre le racisme #musique #sorties #sos racisme
Commentaires (0)
ou pour écrire un commentaire
ces articles peuvent m'intéresser