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Rdv ciné : Top & Flops 2013

Ecrit par Emilie Leon
le 8 janvier 2014

Afin de commencer cette nouvelle année cinématographique en beauté, nous vous proposons un petit classement de nos 10 tops et flops de 2013. Retour sur une année ciné qui nous a gâtée ou désenchantée... Bonne année et n'oubliez pas que votre avis compte !

LES TOPS

1 – Django Unchained

Le film nous percute autant par ses idées que par sa violence, divisée en deux parties, la première est criante de vérité, de dureté, celle qu'on se prend en pleine figure et la seconde à prendre au second degrés, moins sérieuse et terriblement jubilatoire grâce à la maîtrise parfaite de Tarantino dans la démesure et l'art de nous faire attendre avant que tout explose. Définitivement, cet homme est Tarantinesque.
 

2 – La Vie d'Adèle
 

Palmé au dernier festival de Cannes, Abdellatif Kechiche signe ce qui semble être son plus grand film en s'emparant d'une fresque bouleversante sur l'histoire d'amour magnifique entre deux jeunes femmes. Difficile de ressortir indemne mais impossible à oublier.

 

3 – Alabama Monroe

Un drame familial poignant porté par l'honnêteté et le charme de ses deux interprètes principaux : Johan Heldenbergh, Veerle Baetens et la jeune Neil Cattrysse, impressionnante dans le rôle d'une petite fille à l'agonie. 

Ne passez pas à côté d'Alabama Monroe, une fois happé il demeurera une douce musique dont l'air vous habitera encore et encore.
 

4 – Inside Llewyn Davis

Le génie narratif des frères Coen apporte l'ironie et la générosité nécessaire aux affres d'un artiste absolu et sans plan de carrière, révélant par ailleurs l'un des meilleurs acteurs du moment, Oscar Isaac. C'est d’abord une voix, puis un regard, une gueule, une gouaille, un talent monstre. Jouissif!

 

5 – Le Passé

Et si Asghar Farhadi était en fait un magicien? Il l'avait déjà fait pour Une séparation où l'ordinaire s'accorde au sublime. 

Des personnages à l'émotion, rien n'est jamais affadi. Vous êtes prévenus, la puissance du passé emporte tout sur son passage dont nous.

 

7 – NO

Grand prix de la quinzaine des réalisateurs en 2012 à Cannes, Pablo Larrain jeune réalisateur Chilien revient avec ce quatrième long-métrage et nous embarque au coeur de la chute d'un régime dictatorial.

Cet enseignement historique est surtout un objet cinématographique saisissant et passionnant à qui on ne peut que dire OUI!

8 – Wadjda

Premier film tourné en Arabie Saoudite qui plus est réalisé par une femme, Haifaa Al Mansour. Wadjda s'inscrit à jamais dans l'histoire du cinéma.
Outre le talent de sa cinéaste, l'importance de « Wadjda » se situe dans l'universalité du message qu'il véhicule et dans l'ouverture qu'il nous offre sur le monde.

 

9 – Happiness Therapy

Le casting contribue grandement à la réussite du film qui s'inscrit parmi les comédies incontournables de ces derniers mois. Exit antidépresseurs et autres tranquillisants, nous vous prescrivons une bonne dose d'Happiness Therapy, excellent remède contre la morosité.
 

10 – Ma Vie avec Liberace
 

Si la justesse exceptionnelle du scenario et de la mise en scène contribue grandement à la réussite du dernier long-métrage de Steven Soderberg, l'interprétation bouleversante de Michael Douglas et Matt Damon nous secoue dans tous les sens.
 

LES FLOPS

1 – Die Hard : Une belle journée pour mourir

Mais où est passé cette tornade, ce flamboyant sentiment de la première fois?
Le récit nous prive du style percutant et calibré de cette saga mythique et nous précipite en haut d'une superproduction Hollywoodienne où les seuls enjeux sont ceux du tiroir caisse.

 

2 – GI Joe Conspiration

Le conformisme d'Hollywood pousse les grosses productions cinématographiques à cultiver la vacuité à condition de nous en mettre plein la vue et que Messieurs et dames se déplacent en masse. Trop prétentieux et suffisant contrairement à son prédécesseur, le film résulte de la too much attitude et s'embourbe dans des sentiers battus.

3 – Kick-Ass 2

Se prenant tour à tour de plus en plus au sérieux en nous offrant une galerie de personnages et de situations aussi vulgaires qu'insipides, le film sombre dans une cossarde singerie de Batman et ses copains. L’échec du film aurait pu nous surprendre, c'est pourtant la seule chose qu'on arrive à comprendre.

4 – Les Misérables

La réalisation grossière et impersonnelle s'applique à nous tirer les larmes des yeux  où la (sur)démonstration des émotions et des sentiments réduisent ses personnages à être filmés en gros plans. Aux oubliettes toute la passion et l'âme de Monsieur Victor Hugo.
 

5 – The Mortal Instruments

Pas de grandes surprises chez nos copains les vampires, loup-garous et autres méchantes bebêtes… Une jolie et douce jeune fille se confronte à une histoire d’amour impossible avec un beau et tendre garçonnet. A trop rechercher l’adulation des ados, le film sombre dans les clichés du genre et nous embarque avec lui.

 

6 – Very Bad Trip 3
 

Prévisible dans son imprévisibilité, le film chasse le potentiel subversif du premier en rendant ses personnages plus insipides et « normaux », comme si la volonté première du metteur en scène et du scénariste était de démocratiser l'ensemble.
 

7 – White House Down
 
Si les deux protagonistes nous arrachent quelques sourires grâce à la teneur en forme de leur duo, le scénario quant à lui se défile, se perd, s'engouffre dans des caricatures et prolifère cette éternelle complaisance.

 

8 – A la Merveille

Ouvrez un catalogue de voyage et évadez-vous! Oui, sauf qu'ici on tourne en rond pendant près de deux heures. Le cinéaste semble ne s'imprégner d'aucune émotion assez forte pour nous la transmettre et ne nous permet pas de vibrer au rythme des secousses sentimentales qui bousculent ses personnages.
 

9 – Pacific Rim

Avec un budget de 200 millions de dollars, Pacific Rim (ou la gue-guerre entre des Power Rangers et des Godzillas) se voulait impressionnant, époustouflant. Il va sans dire que l'esthétisme et les scènes d'action font la force du film, oui mais après?

 

10 – Only God Forgives

Malheureusement, le style qui définit si bien le cinéaste et qui nous fascine devient son propre piège comme si conscient de son impact, il nous ramenait en terre conquise pour ne pas dire acquise. Le cinéaste voulait choquer, il nous importune à peine.

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