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Interview du groupe AaRon dans les coulisses du Festival Fnac Live

Ecrit par Margaux
le 25 juillet 2011

Rappelez-vous les filles, en 2006 à la sortie du film « Je vais bien, ne t’en fais pas », combien de larmes avez-vous versées en écoutant « Lili » le tube qui a révélé ce duo poignant aux ballades mélancoliques ? AaRon, quand à lui, ne s’est pas contenté de ce titre... Après un premier album bien accueilli par la presse et chéri par un public plutôt féminin, le binôme atypique toujours constitué du musicien Oliver Coursier et de l’acteur chanteur Simon Buret, regoûte au succès avec « Birds In The Storm ». Un album plus sombre aux accents rock qui torche autant les filles que les garçons.

En tournée depuis plusieurs mois aux quatre coins du globe, le groupe a la réputation de tout donner sur scène et d'être proche de son public. On a rencontré le chanteur Simon Buret juste avant leur concert jeudi 21 juillet, dans le cadre du Fnac Festival à l’Hôtel de Ville de Paris.

Bonjour Simon, alors comment se passe la tournée ?

Simon : Ça va, on est en plein dedans ! En comptant les Festivals, il nous reste encore une dizaine de dates jusqu’en août. Et si on compte les dates de concerts « normaux », on est encore sur scène jusqu’en février. C’est la grosse teuf, on est des chanceux !

Des chanceux, pourquoi ?

Simon : Parce que c’est complet, parce qu’on fait de belles dates, parce qu'il y a plein de monde et aujourd’hui c’est difficile de faire de la musique dans de bonnes conditions. On fait parti de ceux qui peuvent faire de la musique comme ils l’entendent, c'est-à-dire librement. C’est très rare et on en a conscience. Donc c’est pour ça qu’on est chanceux.

Petit retour sur les dates de cette tournée 2011 et sur tes ressentis. Quel a été le truc le plus fou ?

Simon : On vit vraiment des trucs de dingue en ce moment. Jouer à New-York c’était fou, mais ça l'était aussi à Londres ! En ce moment avec les Festivals, on se retrouve au bord de la mer, d’un lac, au milieu des montagnes, il y a des marées humaines en face de nous. Je suis comme un dingue !

Est-ce plus impressionnant de jouer lors d’un Festival ou d’un concert ?

Simon : Moi, je suis un gros « trackeur » ! Du coup j’ai toujours peur avant de monter sur scène, j'ai le gros trac. Les quelques mètres qui séparent le micro des backstage, c’est un moment difficile à passer. Je suis rassuré dès l’instant où je touche le micro et où j’entends ma voix.

Qu’est-ce qui est le plus éprouvant et épuisant pour toi lors de cette tournée ?

Simon : Le Tour Bus, c’est compliqué parce que tu dors dans un bus et que tu es avec douze personnes. Le manque de sommeil, c'est le plus épuisant. D'ailleurs, c’est là que tu te rends compte que les gens sont porteurs d’une grosse énergie. Bizarrement, même lorsque tu es claqué, l’adrénaline et le public qui te renvoie énormément d’énergie, cela te réveille et te porte pendant tout un concert. Je suis fasciné de voir, que même en ayant dormi deux heures ou en étant malade, une fois sur scène pendant ces deux heures magiques, je suis porté et tout va bien.

Justement en parlant du public, quel a été celui le plus mémorable?

Simon : On ne fait pas de distinction car c'est déjà génial que des personnes achètent une place pour venir nous voir en concert !

Sur l'album, vous êtes un duo. Sur scène comment ça se passe ?

Simon : Sur scène on est cinq, on emmène nos musiciens avec nous ! C’est plus un travail de puissance musicale. Mais quand on compose, on est juste entre nous, Olivier et moi. 

Et qu’est-ce que tu aimes transmettre sur scène ? Comment tu te comportes ?

Simon : J’espère que mon comportement est libre. Je fais ce que je veux, je danse comme je veux et je dis ce que je veux. Ça dérange un peu, du moins parfois. Tu dois vivre tes émotions et te laisser porter par la musique, ce n'est que comme ça que tu peux emporter les gens avec toi. Parfois, on m’a fait des réflexions désagréables, je les ai prises comme un compliment. C’est gens-là n’étaient pas réceptifs, ce n’est pas grave, le but c’est de partager quelque chose.

Parles-nous de vos projets

Simon : On a plein de projets avec AaRon ! On repart à la rentrée sur une tournée complètement différente. On va faire comme une face B en réorchestrant une nouvelle fois nos morceaux. Un côté beaucoup plus intimiste, acoustique.

De mon côté, je viens de terminer le tournage d’un film qui s’appelle « Les yeux fermés » le premier long métrage de Jessica Palud qui sortira début 2012.

Après bien des voyages, tu te retrouves avec Olivier à Paris. Deux parisiens de retour. Parle-nous un peu de cette ville.

Qu’est-ce que tu aimes dans Paris ?

Simon : J’aime tellement choses ! A chaque fois que je reviens sur Paris après un voyage, même si je ne suis parti que deux jours, j’ai l’impression que tout est nouveau. Je ne sais pas comment l’expliquer mais c’est une réalité, cette ville me porte complètement. Je suis complètement amoureux de cette ville.

L’été à Paris, ça t’inspire quoi ?

Simon : Ça m’inspire un moment que je fuis en général. Parce qu’étant un vrai parisien, dès que l’été arrive, je me casse ! Il y a un côté drôle aussi, car quand tu es à Paris vers le 15 aout, les rues sont vides, la chaleur est écrasante… Mais je ne passerai pas un mois en été à Paris, c’est trop glauque.

Et qu’est-ce que tu n’aimes pas à Paris ?

Simon : Il n’y a pas grand-chose que je n’aime pas concernant Paris. Je peux reprocher à certaines personnes d’être un peu trop recentrées sur elles, mais ça, c’est dans n’importe quelle grande ville. Parfois, tu as l’impression que tu ne connais pas vraiment ton voisin, mais c’est ça que j’aime aussi parce que tu peux faire un peu ce que tu veux. Parfois c’est étrange de ne pas avoir de vraie vie de quartier…

Tu pense quoi du concept « Paris Plage » ?

Simon : Du sable, de la pluie et des concerts ! Je trouve ça assez cool de transformer les quais de Seine en plage, surtout pour les gens que ne peuvent pas partir en vacances. Je trouve ça rigolo.

Et toi, tu pars en vacances ?

Simon : Oui, je pars en août. Mais je ne vous dirais rien, car ça c’est ma vie à moi ! 

Par Margaux Rousselot de Saint Céran

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