cinéma

RDV CINE : NO ET A LA MERVEILLE

Ecrit par Emilie Leon
le 3 avril 2013

Comme pour chaque rdv ciné du mercredi, la blogueuse cinéphile Emilie nous fait part de ses coups de coeur de la semaine et ses déceptions cinématographiques...

Cette semaine, c'est No qui remporte notre adhésion, pas si merveilleux que ça le dernier film de Terrence Malick est notre déception. Bonne lecture!

  • NO

Au contraire de son titre, No est drôle, exaltant et fougueux. J'aime autant vous dire, je suis folle amoureuse de ce film.

Santiago du Chili, 1988, après 14 ans de dictature imposé par le président Pinochet. Celui-ci soumet un référendum pour maintenir sa place au pouvoir.
Un jeune publicitaire, René Saavedra est engagé pour gérer la communication du parti opposé, une campagne en faveur du NO est alors orchestré.

Grand prix de la quinzaine des réalisateurs en 2012 à Cannes, Pablo Larrain jeune réalisateur Chilien revient avec ce quatrième long-métrage et nous embarque au coeur de la chute d'un régime dictatorial.

Bien au-delà de l'oeuvre politique, le cinéaste combine fiction et images d'archives et contrecarre les chausse-trappes du militantisme. Le film nous permet de côtoyer les coulisses d'une campagne électorale, entre combat, déceptions et pouvoir d'une communauté à travers l'espoir d'un avenir meilleur pour le Chili.


Pablo Larrain et Gael Garcia Bernal

A l'image d'une politique attractive, le personnage principal est campé par un publicitaire désengagé dont la conscience politique et morale se développera à mesure que la campagne dont il est en charge évoluera. 

René doit son incarnation à l'acteur NO par excellence : le prodige et sublime Gael Garcia Bernal. No aux rôles stéréotypés, No à l'apolitique attitude! Bernal est engagé et jouit d'une médiatisation internationale pour véhiculer des messages sociaux, d'abord dans ses films : Carnets de voyage, La mauvaise éducation, Même la pluie… Ou quand il évoque au festival de Cannes la nécessité de jouer dans le film de Pablo Lorrain, un personnage confronté à ses contradictions, qui jusque-là vivait dans une dictature sans se poser la moindre question.

Cet enseignement historique est surtout un objet cinématographique saisissant et passionnant à qui on ne peut que dire OUI…

  • A LA MERVEILLE

Deux ans après sa palme d'or à Cannes pour The tree of life, celui qui nous avait donné l'habitude de se faire beaucoup plus rare au cinéma revient avec un triangle amoureux qui navigue entre songes et poésie.

Après avoir vécu une grande et belle passion, Marina et Neil se séparent. Ce dernier déchiré, se console dans les bras de Jane, une amie d'enfance. A mesure que ses sentiments pour elle se renforcent, Neil doute et se perd dans l'amour qu'il porte pour ces deux femmes.

Making-off du film

Ouvrez un catalogue de voyage et évadez-vous! Oui, sauf qu'ici on tourne en rond pendant près de deux heures.

Du Mont St Michel aux rideaux de la chambre d'hôtel, tout y est merveilleusement filmé. Malick est un pro de la photogénie, on le sait et dans le fond ce n'est pas dérangeant, au contraire on apprécie ce visuel aérien. Malheureusement, trop de splendeur tue la splendeur et le ridicule finit par pointer le bout de son nez et nous embarque dans les affres de l'ennui et de la lassitude.

Le cinéaste semble ne s'imprégner d'aucune émotion assez forte pour nous la transmettre et ne nous permet pas de vibrer au rythme des secousses sentimentales qui bousculent ses personnages.

Entre coup de maître et grosse tromperie sur la marchandise, Tree of life était déjà sur le déclin et puis bim bam boum LA récompense ultime à Cannes me faisait culpabiliser de ne pas avoir aimé son travail. Après tout, c'est vrai que Malick appartient aux contemporains du cinéma jugé intelligent, ai-je loupé quelque chose?

A la merveille débarque et répond à ma question, tous les grands hommes sont eux aussi victimes de suffisance et commettent des faux-pas. Pas grave Monsieur Malick, on vous pardonne.

A l'inverse de ses héroïnes très très très belles, le film nous donnerait (presque) l'envie de sortir boire une bière, reluquer des fesses et mater un match de foot. Et oui les filles c'est pas que très très très jolies…

Les autres sorties ciné à ne pas rater :

* Le monde fantastique d'Oz de Sam Raimi avec James Franco et Mila Kunis
* Jappeloup de christain Duguay avec Guillaume Canet et Marina Hands
* Cloud Atlas de Lana et Andy Wachowski, Tom Tyckwer avec Tom Hanks et Halle Berry
* 40 ans : Mode d'emploi de Judd Apatow avec Paul Rudd et Leslie Mann
* 20 ans d'écart de David Moreau avec Virginie Efira et Pierre Niney
* Spring Breakers de Harmony Korine avec James Franco et Vanessa Hudgens

Pour plus de critiques et d'actu ciné, rendez-vous sur le blog de Cinemilie !

#Cinéma #cinéphile #critique #film #Noé
Commentaires (0)
ou pour écrire un commentaire
ces articles peuvent m'intéresser