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La nana du mois d’avril est Victoria Da Silva, directrice des castings Elite

Ecrit par Justine Andanson
le 30 avril 2012

Toutes les jeunes filles qui viennent tenter leur chance pour une carrière nationale voire internationale lors des castings de la célèbre agence ELITE et devenir les mannequins de demain, rêvent de rencontrer, de séduire et de convaincre Victoria Da Silva, la « talent up » (chercheuse de talents) par excellence ! « Un métier passionnant » selon la jeune femme, qui nous […]

Toutes les jeunes filles qui viennent tenter leur chance pour une carrière nationale voire internationale lors des castings de la célèbre agence ELITE et devenir les mannequins de demain, rêvent de rencontrer, de séduire et de convaincre Victoria Da Silva, la « talent up » (chercheuse de talents) par excellence ! « Un métier passionnant » selon la jeune femme, qui nous a donné envie d’en savoir davantage…

Nous avons eu la chance de faire le connaissance de Victoria il y a déjà quelques années lorsque TrucdeNana a eu l’opportunité de suivre de près les castings et les heureuses élues lors du fameux ELITEMODELLOOK qui a lieu chaque année.

Celui de 2012 vient de se terminer en avril, (dernier casting le 11 avril) et a retenu 57 filles sélectionnées lors de ces castings « sauvages » qui ont lieu dans les centres commerciaux des grandes villes de France.

Celle qui est derrière tout cela ? C’est bien sûr une équipe mais surtout une personne, Victoria Da Silva, Directrice nationale et internationale des castings ELITE.

C’est la raison pour laquelle c’est notre nana du mois ! Et nous la remercions vivement d’avoir trouvé du temps pour TDN dans un agenda surbooké, des vacances avec sa famille et ses 3 enfants (encore petits de 5 à 13 ans), des déplacements à l’étranger, les castings qui se terminent…

Victoria vit à 200% et elle aime cela. C’est elle qui nous l’a dit. Elle est passionnée par son métier ! Et ce n’est pas facile tous les jours avec des enfants en bas âge de voyager fréquemment… Elle a failli décrocher mais s’est ravisée car elle ne se voit pas faire autre chose. Prédestination ? Peut-être !

TDN : Victoria, comment devient-on chercheur de talents ?Victoria : J’ai 2 métiers, en fait : chercheuse de talents et organisatrice d’évènements. C’est ma deuxième casquette qui m’a ouvert les portes de ce milieu un peu par hasard. Il n’y a pas d’études pour dénicher les futurs mannequins de demain. C’est quelque chose d’inné, d’intuitif !

TDN : Outre l’intuition, quelles sont les autres qualités requises qui vous ont servi à faire ce métier ?Victoria : Le goût des langues et leur apprentissage. L’envie de voyager.Car n’importe quelle formation, communication, marketing… peut permettre d’arriver à ce métier. Quand j’étais en âge de faire des projets professionnels, j’aurais aimé être enseignante ou faire du sport à haut niveau. Mais une blessure (au genou) à 16 ans m’a fait renoncer à une carrière sportive professionnelle. Ce dont j’étais sûre était mon envie de voyager et l’intégrer dans un métier me semblait sympa. Mais j’ai toujours aimé ce qui était beau, l’esthétisme physique. Ma chambre d’ado était tapissée des posters des mannequins de la grande époque, Cindy Crawford, Linda Evangelista, Claudia Schiffer… et Madonna, j’avoue. Mais je n’ai jamais voulu être mannequin, top modèle, je ne me disais pas, je veux leur ressembler mais je les admirais pour leur beauté, leur esthétisme, leur corps dans leur ensemble. Une sorte d’art comme on aime des tableaux, des affiches.

TDN : Quel a été l’heureux hasard qui a fait de cet intérêt une carrière ?Victoria : J’étais à Lyon pour mes études. J’avais entendu que les agences de mannequins allaient chercher des filles dans les pays de l’Est. Quant à moi, J’essayais de chercher des filles à Lyon. J’ai eu l’idée d’organiser pour le Téléthon un défilé de mannequins fortuit dans un lieu incongru, une caserne de pompiers. On était dans les années 93/94. J’ai fait appel à des jeunes filles que j’avais repérées. J’avais un book de jolies filles, une petite vingtaine et j’ai lancé un appel à mannequins. Le défilé a été une réussite.

TDN : Quel a été le déclic ELITE ?Victoria : Une « bonne rencontre » m’a proposé de monter à Paris et de rencontrer l’agence ELITE et d’expliquer ce que j avais fait à Lyon. Ce que j’ai fait avec mon enthousiasme et mon …book. L’idée de faire des appels à mannequins a plu à l’agence ELITE qui m’a demandé d’organiser un autre évènement sur le même modèle. J’ai ainsi organisé un autre défilé à Lyon en réitérant mon appel à mannequins. J’ai mis une affiche dans toutes les écoles de la ville de Lyon, en appelant les chefs d’établissement, en leur expliquant que c’était l’agence ELITE qui organisait ce défilé. Forte de la réputation de l’Agence, beaucoup de jeunes filles ont répondu et sont venues. L’une d’entre elles était une jeune fille, la fille d’une journaliste du Progrès, LE journal de la ville de Lyon qui a largement diffusé l’information. La réussite a été totale : 180 jeunes filles se sont présentées et le défilé a eu lieu dans un gymnaseLe premier casting ELITE a vu le jour à Lyon et a donné le ton au ELITEMODELLOOK qui sillonne la France à la recherche des mannequins.

TDN : Justement, revenons au dernier Casting que TDN (avec Margaux) a suivi pour nous… L’appel à candidature parle de jeunes filles de 14 ans à 22 ans mais les jeunes filles sélectionnées lors de ces castings sont souvent très jeunes, pourquoi ?

Victoria : Nous sommes là pour repérer les mannequins de demain, les prendre en charge tout de suite pour les faire rentrer dans ce milieu le plus tôt possible, qu’elles en connaissent les contraintes et voir si elles veulent vraiment continuer. Nous pouvons aussi les préparer dans les meilleures conditions.

TDN : Mais à 14 /15 ans, voit-on déjà le futur mannequin ? Quels sont les critères de « beauté » qui rentrent en compte ?

Victoria : Voilà notre travail que nous devons défendre auprès des brookers. Entre 14 et 17 ans, le vilain petit canard peut devenir une très belle jeune fille. Il se passe beaucoup de choses dans ces 3 ans de vie de jeune fille. Ce sont des critères croisés qui nous guident dans nos choix. La taille doit être au minimum de 1m74 pour arriver à 1m80, la taille requise en principe. A 14 ans, on grandit encore.On regarde la hauteur des jambes, et on devine les traits qui peuvent s’affiner.
On prend en compte la photogénie
. Des filles fades à l’œil nu peuvent dégager quelque chose de fort dans les photos. Le temps nous donne souvent raison.

TDN : Mais elles sont encore à l’école ? Concrètement, comment cela se passe-t-il ? De plus, elles semblent toutes animées par la volonté de faire des études (j’ai pu interviewer certaines de ces jeunes filles et elles ont toutes des projets professionnels).Victoria : C’est vrai que les temps ont changé ! Avant, à la grande époque des tops, lors des premiers castings, les jeunes filles voulaient toutes devenir mannequins, elles rêvaient de faire des carrières de top modèle. A l’époque de la téléréalité, les jeunes filles étaient dans le même état d’esprit que celles qui faisaient ce genre d’émissions, elles voulaient se faire remarquer, croyaient qu’il était facile de devenir des stars et participer à un casting semblait une des voix royales pour y arriver. Ce n’était pas une bonne époque. C’était difficile de recruter des filles. De nos jours, il est vrai que ces jeunes filles font ces castings souvent pour le fun, pour « voir », sans se prendre au sérieux, parce qu’elles ont entendu parler des concours, et c’est beaucoup plus sympathique. On recrute plus facilement. Chez ELITE, chaque cas est à part et à considérer personnellement avec la jeune fille et les parents. L’âge adulte dans le mannequinat est de 16 ans. On les amène toutes au Bac si c’est leur souhait et on aménage des temps de travail photos, défilés, pendant les vacances.J’ai eu un mannequin repéré très tôt, qui a fait médecine. Elle a été mannequin avant de commencer ses études, s’est arrêtée l’année de sa première année de médecine (qu’elle a réussie dès la première fois !) et a continué de défiler après, elle est en 3 ème année de médecine. Mais à un moment, il faut choisir. On ne peut pas embrasser 2 carrières.Etre mannequin est un métier à part entière. Et un beau métier.

Entre nous, une chose est certaine avec Victoria, c’est qu’elle vit complètement son métier ! D’ailleurs, j’ai discuté avec ces jeunes filles, elles m’ont dit que Victoria était une deuxième maman pour elles.

TDN : Victoria, quelle est votre plus grande satisfaction ?Victoria : Faire un métier passionnant, faire de ce concours, un concours universel, créer une belle famille de « Stars ELITE », avec des mannequins qui seront les tops de demain comme celles de la grande époque. A 40 ans, des tops comme Cindy Crawford, Claudia Schiffer défilent encore ! Amener les jeunes filles repérées tôt à grandir par elles-mêmes pour qu’elles soient au plus niveau sans les mauvaises tentations de ce métier et les problèmes qui peuvent arriver. 

Comme fêter les 22 ans de Sigrid Agren, égérie du parfum « Chance » de Chanel, une jeune fille qu’elle a découverte lors de ces castings ou voir la petite dernière élue, Joséphine Le tour défiler pour la fashion Week tout en continuant ses études.

TDN : Quel est pour vous le mannequin qui vous séduit le plus ?Victoria : Je ne peux pas répondre à cette question car je ne les vois pas objectivement. J’ai un regard professionnel et amical sur toutes ces jeunes filles que je connais autrement que sur papier glacé.

J’espère que Victoria aura le même regard (amical) de son portrait sur ce « papier ».
En tout cas, nous la remercions vivement et sommes ravies de cette rencontre.
Une prochaine fois, on vous parlera des bookers, une autre profession qui vient après celle de « talent up ». Le booker est l’agent qui va transformer la jeune fille choisie en mannequin et la faire travailler, lui obtenir des contrats.

Mais avant cela, suivons cette belle aventure de recherche des mannequins de demain. Les castings continuent ! On attend le grand RV de la finale nationale et internationale avec impatience. TDN sera là pour voir Victoria en plein travail…

Propos recueillis par Marie Terry

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