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Judith nous parle de « Tombée du lit », son 2ème album

Ecrit par Marine Maurice
le 26 janvier 2014

Judith, que nous avions découverte alors qu'elle n'avait que 16 ans et qu'elle était la benjamine de la Star Ac, a bien grandi. Après un premier album en avril 2011 intitulé " Si L'On S'En Souvient ", elle est de retour avec son second opus " Tombée du Lit ", produit par MyMajorCompany, rempli de sincérité et de générosité, et elle a souhaité en parler aux girls de TDN.

Coucou Judith, raconte nous ton parcours musical, de tes premiers pas jusqu’à « Tombée du Lit »

Très jeune, vers 8 ans je pense, j’ai compris que je voulais faire ce métier là. J’ai fait de la danse, du théâtre, j’aime la scène. A 15 ans j’ai participé au casting de la Star Ac', pour me confronter à un jury de professionnels, car dans ma famille, personne n’est familier avec le domaine artistique, donc c’était une opportunité. Au moment où je suis sélectionnée, je n’hésite pas, car je le vois comme une opportunité en or, même si le concept de télé-réalité ne me plait pas vraiment, je me dis que je vais m’en servir. Je suis restée entière, j’étais vraiment jeune pour ça et j’y suis allée avec toute ma spontanéité et mon amour de la musique surtout. Je passe 2 mois, j’en sors, et comme je suis à ce moment-là en 1ère, je veux passer mon bac. En parallèle je rencontre les fondateurs de MyMajorCompany, qui n’ont pas encore monté MMC, mais qui ont une société de production s’appelant BAMAGO. Cette rencontre fût un concours de circonstances, car je m'étais trompée d'adresse en allant à un casting. Nous avons discuté, et une semaine plus tard, je suis en studio et j’enregistre. On écrit à 4 fois 2 mains, je suis embarquée avec ces gens, on sort le 1er album chez Warner, et le 2ème ici, c’était logique pour moi.

C’était important pour toi, le fait que ton album soit enregistré ici et financé par tes fans ?

J’ai rencontré toute l’équipe à l’époque de « génération goldman », l’ambiance est formidable, j’avais enregistré dans ces locaux le 1er album, je suis en confiance et je trouve le concept super. J’ai adoré le rapport avec les gens, j’ai 620 contributeurs, c’est énorme, ils participent au projet, je les invite à me voir, c’est très encourageant, pour quelqu’un comme moi qui n’a pas confiance. J’avais une appréhension avant la mise en jauge, car on avait besoin de 70000€ et on avait 3 mois pour atteindre cet objectif, mais en 6 jours, la jauge était remplie. J’espérais vraiment que mon public serait au rendez-vous mais je ne pensais pas autant, c’était une belle surprise, ça me donne confiance et m’encourage.

Tu as participé à beaucoup de projets associatifs et collaboratifs, c’est quelque chose qui te plait ?

Je suis fan des projets associant différents artistes ou univers, c’est ça la musique, le fait de mettre nos talents et univers en commun. Ca me plait de rencontrer des artistes que je n’aurais peut-être pas écoutés avant. C’est très beau de voir les artistes s’allier, on ne le fait d’ailleurs pas assez. C’est une puissance un titre qui est porté par plusieurs artistes.

Quelles ont été tes inspirations, quand tu étais petite ?

J’écoutais beaucoup Aznavour, Cabrel, Souchon, Brel, Barbara, Brassens avec mon grand père. Puis en grandissant, de l’américain, du R’n’B, les Destiny's Child. Je traduisais tous les textes, c’est comme ça que j’ai appris l’anglais. J’ai un paysage musical éclectique et comme j’adore danser, j’aime les chansons le permettant et avec « badaboum », le single, je découvre aussi la danse contemporaine, c’est génial.

Quand as-tu commencé à écrire ? 

J’ai toujours écrit, enfant, c’était des nouvelles, des histoires, … A un moment, je ne voulais qu’écrire, puis je me suis dit que ce n’était pas incompatible avec la chanson, bien au contraire, mais je pensais ne pas être capable de faire les deux. J’ai mis du temps avant de pouvoir retranscrire mon écriture en chanson, et j’ai beaucoup appris, notamment avec Michael Goldman, et les autres fondateurs de My Major, avec qui j’écrivais tous mes titres avant.

Comment ça se passe d’ailleurs l’écriture à quatre ?

C’est très particulier, pas toujours pratique, mais à l’époque, c’était notre projet, on était très impliqué. C’était compliqué car il fallait que ça plaise à tout le monde. On écrivait chacun de notre coté puis on faisait un brainstorming, et on piquait à droite à gauche. C’était très original, et rare je pense. Mais Michael m’a beaucoup appris, il a une technique assez mathématique, et Anthony Marciano, lui, est plus dans le « gimmick », la phrase forte. Ils ont tous leur pâte. Je me suis trouvée dans l’écriture et leur accompagnement m’a mis en confiance.

Qu’est-ce qui s’est passé entre le premier et le 2ème album? On sent beaucoup de maturité et d’émotion.

L’expérience déjà, qu’elle soit positive ou négative. Le premier album, représente une période de mes 16 à 20 ans, ce qui est très jeune. Celui-ci, je l’ai écrit entre 20 et 22 ans. Ce sont des années charnières, où on change vite et où on apprend beaucoup sur soi, et ça me plait d’immortaliser les pensées que j’ai aujourd’hui, car je sais que dans 10 ans, ça ne sera probablement pas les mêmes. Composer et écrire ont été une révélation pour moi, c’était un besoin et j’ai trouvé enfin des façons de le faire, je me suis trouvée, et je n’ai pas fini, je cherche encore, j’ai cette quête de vérité, de trouver ma vérité. Cet album, c’est une facette que j’avais en moi et que je n’arrivais pas à exprimer. Je sens qu’il y a d’autres choses et il faut que je cherche encore pour que l’histoire que je crée artistiquement soit cohérente, évolutive et logique. J’ai une vraie volonté de monter sur scène, chose qui ne s’est pas faite sur le 1er album, et qui m’a frustrée. C’était pas plus mal car ce nouvel album est plus personnel et j’aurai donc plus de force pour le défendre, pour transmettre les mots car ils viennent de mes tripes.

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La scène te fait envie ?

C’est là ou je veux aller et mettre l’accent. Depuis la Star Ac, il y a sept ans de vie d’artiste, mais pas scénique. Je me sens novice, j’ai tout à apprendre, ce n’est que des sensations nouvelles, très agréables. Je veux vraiment défendre mes chansons sur scène, même dans de toutes petites salles. Dans ce métier, toutes les facettes sont merveilleuses, la composition, le studio, la création, les photos, la promo, tout me plait. J’adore parler de mes chansons. J’ai fait des études de droit, c’est que quelque part, j’aime convaincre.

As-tu des envies de duo ?

Il y a plein de collaborations qui me plairaient, car il y a beaucoup d’artistes que j’admire. Lokua Kanza que j’adore, a participé à l’album et Irma aussi, a réalisé un titre que j’ ai écrit et composé, qui s’appelle « vide de sens ». Je me laisse porter par les rencontres spontanées que je fais, je fonctionne à l’affect, à l’humain, donc je n’irai pas vers un artiste pour avoir son nom au dos de ma pochette, ce n’est pas quelque chose qui m’intéresse. J’aime quand il y a une jolie histoire à raconter derrière, je n’ai pas eu de coup de coeur pour l’instant mais je sais que ça arrivera, je rencontre de plus en plus d’artistes formidables.

Es-tu une fêtarde ? Une shopping-addict ?

Oui, j’adore sortir, danser, faire la fête. Mais le shopping, je déteste ça. Pourtant, j’adore la mode, être bien habillée, mais je déteste faire les magasins, j’ai un seuil de tolérance très bas. J’ai essayé en ligne, mais je suis souvent déçue, car ce n’est pas la bonne taille, ou la bonne matière. Une fois, j’avais commandé une robe, et quand elle est arrivée, c’était du carton, donc maintenant je me méfie.

Quels conseils donnerais-tu aux nanas qui veulent, comme toi, faire de leur passion du chant leur métier ?

A mon humble niveau, le meilleur apprentissage que j’ai pu tirer, c’est le fait d’y croire, au moindre signe encourageant. Il ne faut pas écouter les défaitistes, et c’est valable pour tous les domaines. Il faut se donner la chance d’y arriver, car nos frontières, c’est nous qui les établissons, nos barrières aussi, donc c’est à nous de les lever. Il faut foncer, et se laisser libre, parce que tout est possible.

As-tu connu des moments de découragement ?

J’en ai très régulièrement, des moments de doute, où je me dis que je ne vais pas arriver à faire ce que je veux. Mais ma partie claire domine ma partie obscure et tout repart. C’est sain, je pense, de se remettre en question, de douter. C’est ce qui nous permet de garder les pieds sur terre et de ne pas prendre la grosse tête. Mais je pense que je suis beaucoup plus sereine sur cet album là que sur le premier.

Comment est venu « Badaboum », ton premier single ?

Justement, c’est une chanson où j’avais ma guitare, j’ai fait un accord tout simple, et puis ce qui m’est venue naturellement c’est « badaboum bam bim ». Sur le papier, je trouvais ça ridicule, je me suis dit : « ça n’a pas de sens ». Puis je me suis raisonnée et je me suis dit : «  c’est entre toi et toi-même, arrête d’être pudique au poing de t’auto-censurer », et je me suis laissée aller à écrire « badaboum » et tout est venu de manière très fluide. Toute la chanson s’est construite autour de « badaboum », ça a pris son sens, et aujourd’hui c’est le single de ce nouvel album car il a plu, a touché  le réalisateur, les membres de l’équipe. Moi-même, quand je la fais sur scène, il se passe quelque chose de magique. Il faut vraiment se laisser le champs libre, car nous déterminons nos possibles.

Qu’as-tu envie de dire aux girls de Trucs De Nana ?

Les nanas, ayez confiance en vous, chaque femme est un trésor, même si c’est bateau, je pense que c’est vrai. On a la vie beaucoup plus difficile que les hommes, ce qui me pousse à être foncièrement féminine et féministe, j’adore les hommes aussi, mais soyez fières d’être femme, car on porte le monde, et ce n’est pas moi qui l’ai dit, c’est Beyoncé (je l’adore).

Propos recueillis par Marine Maurice

 

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