cigarette électronique

J’ai testé la cigarette électronique

Ecrit par Marine Maurice
le 24 janvier 2014

La cigarette électronique, ou e-cigarette, est à la mode. A la fin de l'année 2013, en Europe, on comptait déjà plus de 7 millions de "vapoteurs" (oui c'est comme ça qu'on nous appelle, c'est pas très glam, mais pas pire que "fumeurs"). Est-ce LA solution idéale dont les fumeurs désireux d'arrêter ont toujours rêvé ? Je l'ai testée, et voici mon avis.

Le principe

Je ne vais pas vous parler technique pendant des heures, mais, pour synthétiser, la cigarette électronique se compose d'une batterie, d'un atomiseur avec des mèches trempant dans un liquide (qui correspond à votre « tabac », votre « goût », c'est vous qui le choississez, et il en existe des dizaines et des dizaines). Sur la batterie se trouve un bouton, et quand vous l'actionnez, cela provoque une réaction chimique, créant la vapeur que vous inhalez.

Le prix

Entre 25 et 100 euros, en fonction de sa durée de vie, de sa puissance, de son look… Le mieux est d'aller en magasin, où un vendeur vous posera un tas de questions et vous donnera la cigarette adaptée selon votre consommation actuelle de cigarettes (le nombre, la marque, …) et ce que vous recherchez en faisant l'acquisition d'une cigarette électronique. Ensuite, pour les recharges de produit, comptez en moyenne 20€ pour l'équivalent de 15 paquets de cigarettes. Je vous laisse faire le calcul des économies.

Dangereuse ?

Selon certains, oui. En effet, comme pour toute nouveauté, nous n'avons pas le recul nécessaire pour pouvoir affirmer qu'elle soit inoffensive ou dangereuse. En revanche, ce que nous pouvons soutenir, c'est que nous avons la certitude que la cigarette est extrêmement néfaste. Le but n'est pas de remplacer la cigarette par la cigarette électronique, mais de s'en servir de transition, avant l'arrêt total.

Les lieux publics

Aucune loi n'interdit pour l'instant le « vapotage » dans les lieux publics. La décision appartient aux gérants de bars, aux employeurs, qui pour certains, y voient un réel gain de temps (plus de pauses clopes toutes les heures qui s'éternisent).

Mon expérience de la cigarette électronique

J'ai commencé à fumer, comme la majorité des fumeurs, à l'adolescence, sûrement pour faire comme tout le monde. Depuis quelques années, j'étais presque à 1 paquet par jour. Je n'avais pas vraiment l'intention d'arrêter, parce que j'adore fumer, pour moi c'est un moment de plaisir, et je ne me sentais pas vraiment dépendante. « J'arrête quand je veux ». C'est ce que je cessais de répéter. Tu parles, je dois bien me l'avouer, je suis dépendante. Je me disais que j'étais jeune et que j'avais le temps d'arrêter, par exemple, quand je serai enceinte, le moment parfait. Mais quand même, je n'arrêtais pas de me dire que si je fumais moins (oui, parce que j'envisageais éventuellement de fumer moins, mais certainement pas d'arrêter), mon porte-monnaie me permettrait sans doute de faire un peu plus de shopping. Mais se dire je fume moins, ça marche 3 jours, et quand le stress revient, rebelotte.

Je me souviens, petite, de ma maman, grosse fumeuse, qui essayait toutes les nouvelles techniques pour arrêter de fumer, en vain. Jusqu'au jour où, il y a quelques mois, elle a découvert la cigarette électronique. Elle n'a plus touché une cigarette, et, le summum, elle n'est même pas à bout de nerfs, ce qui, croyez-moi, est miraculeux.

Alors, à Noël, quand elle m'a proposée de m'offrir une cigarette électronique, je me suis dit pourquoi pas. « Mais je te préviens maman, je ne compte pas arrêter, juste diminuer« . Je me suis dit que j'allais faire des économies, et que peut-être j'arriverai à fumer seulement 2 ou 3 cigarettes par jour, parce qu'il ne faut pas exagérer quand même, j'adorais fumer, et puis, dans la rue, cette e-cigarette, c'est pas top tendance. (ça, c'est ce que je croyais à ce moment-là.)

Depuis le 25 Décembre, je n'ai pas touché une cigarette. Pas parce que je me l'interdis, mais parce que je n'en ai pas besoin. Environ une fois par semaine je me dis qu'une petite cigarette me tenterait bien, mais l'envie ne doit pas être si forte que ça, car pour l'instant je ne l'ai pas fait, et pourtant je ne me priverai pas.

Depuis, mon teint a retrouvé son éclat, les escaliers ne sont plus mes ennemis et le chewing-gum n'est plus mon meilleur allié. Je sens bon, je ne passe pas ma vie dans le froid en plein hiver pour fumer, et la nuit je respire mieux. Et puis, ma maman en a choisi une bien girly, fine et rose, et je n'ai vraiment pas honte de la sortir, elle m'a même souvent permis d'entamer des discussions avec des charmants inconnus.

Points négatifs

  • Quand on se retrouve sans batterie, c'est la cata. Je vous conseille donc d'acheter une deuxième batterie, toujours chargée dans votre sac.
  • Lorsqu'on l'oublie chez soi. Il n'y a pas de boutique à tous les coins de rue, le risque de foncer au bureau de tabac est alors élevé.
  • Je suis accro à ma cigarette electronique, mais bon, il faut bien être addict à quelque chose, et chaque chose en son temps, ça ne fait qu'un mois.

Où la trouver ?

Il existe de plus en plus de boutiques, un peu partout, et je vous conseille vraiment la première fois de vous y rendre, afin qu'un professionnel puisse établir avec vous un « diagnostic » et vous trouver la solution la mieux adaptée, car la plupart des personnes qui rechutent, sont celles qui ont baissé trop tôt le taux de nicotine, et ressentent donc un état de manque, ce qui n'est absolument pas mon cas, ma dose de nicotine étant la même que les cigarettes que j'avais l'habitude de prendre.

Des nouvelles e-cigarettes sortent en permanence sur le marché :

Artsmoke

En ce moment, ARTSMOKE propose un coffret en édition limitée en collaboration avec l'artiste graffeur André, comprenant 2 cigarettes électroniques dans un univers coloré, disponible dans les boutiques parisiennes de la marque, chez Colette ou sur le site internet, ici, au prix de 129€.

Art smoke

Smokio

SMOKIO vient de lancer ce mois-ci la première cigarette electronique intelligente et connectée. Grâce à l'application, vous pourrez suivre sur votre smartphone votre consommation mensuelle : nombre de bouffées, économies réalisées, bilan santé, taux de nicotine, densité de vapeur, niveau de la batterie, …  afin d'accompagner au mieux l'utilisateur vers un arrêt total. Vous trouverez le kit au prix de 79,90€ en prévente depuis le 6 janvier 2014, sur le site, ici, et dès la fin du mois dans un réseau de magasins physiques.

Pour conclure, chaque fumeur doit trouver SA méthode, moi j'ai trouvé la mienne, et pour toutes celles qui désirent arrêter ou diminuer, ça ne coûte pas grand chose de l'essayer.

Bon courage 😉

Par Marine Maurice

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