cocoon

COCOON ou les sens « sublimés » au coeur d’une nouvelle musique

Ecrit par Justine Andanson
le 1 juin 2010

Le mot interview est certainement l’un des premiers termes que l’on apprend en journalisme. Depuis maintenant 6 ans, entre mes études, mes stages et mes premiers jobs, j’ai eu l’occasion d’en poser des questions. Je vous l’accorde, je n’ai que 25 ans et une expérience toute jeune encore, mais je connais les ficelles du métier […]

Le mot interview est certainement l’un des premiers termes que l’on apprend en journalisme. Depuis maintenant 6 ans, entre mes études, mes stages et mes premiers jobs, j’ai eu l’occasion d’en poser des questions. Je vous l’accorde, je n’ai que 25 ans et une expérience toute jeune encore, mais je connais les ficelles du métier désormais, je sais ce que l’on doit dire et ne pas dire, les questions à éviter et j’ai surtout appris à m’adapter à la personne à qui je m’adresse. Mais jamais auparavant je n’avais parlé à un artiste, qu’il soit comédien, chanteur, animateur ou photographe, aussi naturel et spontané. Comme si je parlais à un ami, qui plus est, de mon âge et du même monde que moi. J’entends « même monde » par les valeurs et la vision de la vie que ce jeune homme, Mark, compositeur, auteur et interprète du groupe Cocoon exprime.
Cocoon c’était un solo au départ : Mark. Aujourd’hui, Cocoon, c’est « Mark & Morgane », respectivement 23 et 20 ans. Les deux jeunes artistes proposent de la musique pop folk sur des textes en anglais. Ni noir, ni rose ; ce n’est ni pessimiste ni optimiste. LEUR MUSIQUE est simplement et naturellement mélodique, agréable, le tout en harmonie. C’est « eux ». Et ça donne un premier album « My friends all died in a plane crash » que je conseille à tous, sans aucune subjectivité de ma part, je me dois de l’écrire : c’est un pur vent frais venu d’ailleurs, une nouveauté qui en dit long sur la vie et apporte une spontanéité et une « loyauté » sans conteste à la musique française ! Un nouveau style est né, il se nomme « COCOON »
Raconte-nous votre rencontre
C’était il y a deux ans maintenant. Nous étions encore étudiants. Au départ, Cocoon c’était juste moi. J’ai écris et composé 80 morceaux. Je cherchais une chanteuse, j’ai donc posé une annonce sur un site régional mais c’est grâce à son copain que j’ai rencontré Morgane. Je voulais vraiment ce concept de duo : fille/garçon, une formule légère sur scène. Morgane venait d’avoir son bac, moi j’étais encore étudiant mais ca c’est fait très vite et naturellement.En une heure, on a enchainé plusieurs morceaux, et deux semaines après on était déjà sur scène. Nous avons gagné un concours régional de musique, et avec l’argent que nous avons remporté, nous sommes allés en studio enregistrer 5 morceaux. Le buzz s’est fait très rapidement, ce qui nous a permis de jouer sur Paris à la Flèche d’or 6 mois après et à d’autres endroits en France.

Pourquoi ce nom « Cocoon » lorsque tu étais encore en solo ? Car Cocoon, c’est plus quelque chose que l’on forme à deux, une bulle que l’on se crée avec quelqu’un, non ?
Les noms de groupe en général, c’est super moche ! Regarde Pink floyd, Flamant rose, Radiohead, par exemple ! C’était juste pour le graphisme du nom que je trouvais très rond, très mignon. Assez doux, ça représentait bien ma musique.
Racontez-nous comment c’est dans votre « cocoon » ?
C’est une musique caustique, folk avec des paroles un peu trash et des refrains pop, ce qu’on veut nous, c’est jouer avec les paroles. Mettre des paroles un peu trash ou drôles sur des musiques très tristes ou douces. On a voulu jouer sur les contrastes.Et puis on aime beaucoup parler aux gens, leur envoyer des baisers, aller rencontrer le public après un concert, jouer avec lui !
Votre public, c’est qui ?
C’est une musique assez pointue, adulte et profonde. Dans nos concerts, ça va de 17 à 50 ans. On a une certaine presse pointue qui nous a suivit depuis le début, c’est une chance pour nous mais là maintenant on essaie de toucher un public beaucoup plus large.
Racontez nous le concours des Inrockuptibles
On a envoyé notre démo comme 7000 autres groupes l’année dernière. Les internautes ont voté sur les 20 derniers, c’était un véritable tremplin. On est passé d’un groupe régional à national. Cela nous a permis de jouer à la Cigale, au Bataclan. Pour l’instant, on a gagné tous les tremplins qu’on pouvait gagner : « le Printemps de Bourges, les Eurockéennes de Belfort, le FAIR … ». Cela permet aussi d’entretenir un certain buzz.

Votre album c’est comme une histoire avec pour commencer « Take off » qui fait office de décollage ? My Friends all died in a plane crash (tous mes amis sont morts dans un crash d’avion) … ?
A L’époque de l’écriture de l’album, j’ai perdu beaucoup de gens. Qu’ils soient morts ou partis de ma vie et la première phrase que j’ai écrit, c’était dans la chanson « Take Off », qui ouvre l’album, en tant que décollage, c’était une manière pour moi d’exprimer naturellement ce que j’avais au fond du cœur. Aujourd’hui, quand je vois cette phrase dans les magazines, ca fait bizarre. C’est le fil rouge de l’album, cette phrase m’a permis en fait de faire le deuil. Elle en devient drôle. Humour noir …C’est une phrase qui ma permis de me construire.
[image]http://www.trucdenana.com/photos/20072712-cocoon-1_grand.jpg[/image]

Quelle est la définition d’une bonne chanson pour toi ?
Je peux aimer des chansons de Justin Timberlake ou Nelly Furtado, type FM, parce qu’ il y a une idée de prod, un son qui me touche, ou bien un mot ou arrangement qui me parle. Un petit truc qui va faire que … Il n’y a pas de recettes.
Quand est-ce que tu composes ?
Il y a un moment où tu prends ta guitare, et tu joues tout simplement … je suis souvent inspiré le matin très tôt ou la nuit tard …Tu joues et à un moment il y a un truc qui va passer, un truc que tu attrapes au vol en fait et ça y est la chanson est là. Et quand j’attrape un truc, en une heure c’est terminé. Il n’y a pas de moment précis mais il y a un état, cela s’apparente au yoga mais je pense que c’est pour tous les artistes, pareil. Ça demande une concentration énorme. Il faut que je sois seul depuis un ou deux jours, c’est un moment où je me vide complètement.
« Chupee », gaie et entrainante … Racontez nous l’histoire de cette chanson !
J’adore les trucs mignons … Quand je suis né à la maternité, j’avais un petit bracelet avec un panda, je l’ai retrouvé au moment où je préparais l’album, donc je me suis dis que c’était un signe. On a imagé notre vie grâce à ces pandas !
Au lieu de dire qu’on vit à la montagne, on parle désormais de PANDA MONTAINS, c’est une vision fantasmée de l’Auvergne ou de la montagne, à la place des vaches et des moutons, il y aurait des montagnes en peluches et des pandas. Le Panda, c’est un animal qui a l’air triste mais doux et protecteur … Et pour en revenir à Chupee, on voulait appeler la chanson « Chupa Chups » mais interdiction à cause de la marque … C’est la chanson qui clôt le concert. C’est l’hymne de cocoon qui n’a rien à voir avec l’album !
Quand on fait Hello et qu’on lance des « Chupa Chups » aux gens, le public rit avec nous … c’est de l’autodérision et c’est drôle !

Et votre carrière internationale ?
L’album est sorti en Belgique, on commence une tournée en avril en Belgique. On va enregistrer deux prochains single dans le studio RCA aux Etats-Unis, studio d’Elvis Presley, sur des vieilles bandes analogiques …

T’as peur ou tu te sens bien ?
J’ai eu des périodes ou j’ai vraiment flippé ; mort de trouille de ne pas être à la hauteur. Il y a deux ans j’étais vraiment mal, quand je réalise aujourd’hui ce que je vis, ca parait loin et ca fait du bien.

Tu fais partie de cette nouvelle génération d’artistes à forte personnalité qui ne joue pas de rôle…
Je n’ai pas envie non plus que l’on croit que je suis « je m’enfoutiste», tu peux très vite paraitre prétentieux si tu ne réponds pas à toutes les questions, si tu restes toi-même vraiment mais je ne peux pas faire autrement. Je reste nature.
Nous, on a fait le choix de se mettre sur un label indépendant, on a fait le choix de tout contrôler. L’équipe est super, on se déplace toujours en groupe et on rigole ensemble ! On forme une sorte de tribu. On a fait un album tellement anti mytho que c’est difficile de montrer le contraire !
Une citation qui représente une bonne philosophie de vie pour toi … ?
Le silence est le meilleur des mépris. Quand il faut vraiment fermer sa gueule, j’ai appris à le faire et j’en suis fière !

Un truc un peu plus léger ?
Allez sur notre « myspace/listentococoon », on répond à tous les mails. On prend le temps de le faire. Apres les concerts, venez nous voir, on aime vous parler et apprendre à connaitre notre public …
Toutes les dates de la tournée sur : [url=http://www.myspace.com/listentococoon]Myspace/listentococoon[/url]
Pour découvrir l’univers de Cocoon, allez dans [url=http://www.trucdenana.com/videos-truc-de-nana.php?id_video=31]nos vidéos[/url] !

Rendez vous à Paris avec Cocoon le 29 janvier à la Maroquinerie pour un reportage photos !

[url=http://www.trucdenana.com/nouveaute-boutique-0.html] Retrouvez leur album dans la Boutique des nanas[/url]

Par Dorothée Most

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