pilule

Stérilet, pilule : Mode d’emploi ?

Ecrit par Marie TERRY
le 26 juin 2012

A l’approche de l’été, on pense aux flirts sur la plage et aux amours de vacances… mais on pense rarement à notre contraception. Pourtant, c’est avant de partir en voyage qu’il faut y songer. Vous le savez, TrucdeNana aime vous sensibiliser à ce genre de choses, surtout en tant que grande sœur ou en tant […]

A l’approche de l’été, on pense aux flirts sur la plage et aux amours de vacances… mais on pense rarement à notre contraception. Pourtant, c’est avant de partir en voyage qu’il faut y songer.

Vous le savez, TrucdeNana aime vous sensibiliser à ce genre de choses, surtout en tant que grande sœur ou en tant qu’amie !

A ce propos si vous avez une grande soeur (ou votre maman!) avec qui vous pouvez en parler sans tabous, n’hésitez pas, abordez ce débat avec elle.

Quant à nous, on va vous donner des conseils sous couvert de notre expert, Docteur Pierre Henri COMMUNAL, gynécologue obstétricien, à qui vous pouvez poser des questions par l’intermédiaire de TrucdeNana.

A ce propos, il insiste sur le fait que quelque soit les conseils que vous pourrez entendre (amie, maman…), « ces conseils ne se substituent en aucune façon à une consultation médicale. Voyez votre médecin qui lui seul aura l’ensemble des éléments permettant de faire le bon choix adapté à votre situation. » Ce qui veut dire, ne calquez pas ce que fait votre copine !

Revenons au sujet de la contraception : Pilule ou stérilet ? Car nous entendons que la pilule comporte des risques, on entend parler de pilule 3 ème génération, on entend dire que le stérilet n’est pas pour les jeunes filles ou femmes qui n’ont pas en d’enfant… Mais qu’en est-il vraiment ? TDN débriefe et vous aide à y voir plus clair avec le docteur Pierre Henri Communal qui a accepté de répondre à nos questions.

TDN : Commençons par la pilule « classique », uniquement délivrée au sein de centres médicaux, quels sont les avantages ?

PHC : La contraception orale oestroprogestative « classique » associe 2 hormones et a plusieurs avantages : Le contrôle des naissances, qui est quand même LA priorité quand on prend la pilule. La pilule est avant tout, un moyen de contraception. Trop de jeunes filles vont se retrouver dans des situations de grossesse non désirée et tout ce qui en découle de grave, pour la jeune fille.

Des chiffres qui parlent : 18 000 grossesses de mineures.
4 500 naissances.
13 500 IVG.

La diminution du risque de cancer de l’ovaire (réduction de 30 à 40%), de l’intestin. Jeunes, on n’y pense moins mais il faut savoir aussi cela. (Les patientes ayant pris la pilule aurait même une mortalité globale inférieure à celle ne l’ayant jamais prise selon des études récentes).

Votre médecin cependant surveillera l’absence d’apparition d’un diabète, d’une hypercholestérolémie ou d’une hypertriglycéridémie lors de la prise de votre pilule).

Mais La pilule « classique » est délivrée sous contrôle médical car le risque principal de celle-ci est la survenue de phlébite (caillot survenant dans une veine de la jambe) voir d’une embolie pulmonaire (caillot dans une veine pulmonaire pouvant entraîner le décès dans 1 à 2% des cas après une phlébite). 

C’est néanmoins un évènement très rare. Certaines familles sont prédisposées à cet accident (mutation génétique) et le risque de phlébite chez les membres de cette famille est alors multiplié par 10. Le médecin en réalisant un interrogatoire vous orientera alors vers une autre contraception.

TDN : La pilule présente-t-elle donc des risques pour la santé ?

PHC : Non, cela est maintenant bien démontré. Mais il faut préventivement bien connaitre sur le plan médical celle à qui on va la prescrire, ce qui veut dire, étudier ses antécédents familiaux. C’est pourquoi, il FAUT une consultation médicale avant de prendre la pilule.

TDN : On parle de pilule de 2 ème génération, dite « la pilule classique » et des pilules de 3 ème génération. Quels bénéfices apportent donc ces pilules
de nouvelles générations ?

PHC : Les nouveaux progestatifs (progestatifs de « 3ème et 4ème générations ») seront plus efficaces pour traiter, en plus de la contraception, certains « désagréments » comme : acné, sensation de gonflement, migraine cataméniale, rétention d’eau, syndrome prémenstruel, voir même pourrait procurer un sentiment de « bien être » accru par rapport aux pilules plus anciennes.

TDN : On serait alors tentée par cette pilule mais que pensez des risques de phlébites pour ces pilules 3 ème génération ? TDN a entendu parler de cette polémique…

PHC : Oui, le risque principal de cette pilule 3 ème génération est la survenue de phlébite (caillot survenant dans une veine de la jambe), voir d’une embolie pulmonaire (caillot dans une veine pulmonaire pouvant entrainer le décès).

C’est néanmoins un évènement rare, surtout chez la femme très jeune, le risque augmentant avec l’âge. Suivant le type de pilule aussi le risque est différent.

Donc, Les pilules les moins à risque sont celles contenant du lévonorgestrel, progestatif de 2ème génération) : MINIDRIL, LUDEAL, ADEPAL, DAILY Gé, LEELO, LOVAVULO.

Mais cette complication survient en général les premiers mois du traitement. Si vous prenez donc une pilule de troisième génération, ou à base de drospirenone,
depuis longtemps sans que soit survenue une phlébite, il n’y a pas forcément d’intérêt à changer de contraception car votre risque ultérieur de phlébite est faible.

SEUL, votre médecin vous aidera à choisir en fonction des bénéfices et des risques que VOUS encourez. Le choix viendra d’une discussion entre lui et vous.

TDN : A part la pilule comme moyen contraceptif, il existe le stérilet mais pouvez vous rappeler ce qu’est le stérilet ?

PHC : Le stérilet « commun » à la forme d’un T de 3-4 cm de longueur environ. Il contient des particules de cuivre et/ou d’argent. Il gène l’implantation de la grossesse dans la cavité de l’utérus.

TDN : Pourquoi prescrire une telle contraception ?

PHC : Une contraception non hormonale, (à la différence de la pilule) comme le stérilet au cuivre, peut être prescrite chez un sujet à risque de complication, ou chez qui la contraception hormonale est mal tolérée.

Son emploi a longtemps été contre indiqué chez la femme jeune sans enfant. Mais, cela est maintenant possible avec des nouveaux stérilets (NT 380 Short , UT 380 short, TT 380 short).

Il existe aussi un stérilet « hormonal » (MIRENA) qui pourra être choisi si la jeune femme présente des règles hémorragiques ou très douloureuses.

TDN : Pourquoi le stérilet est-il si peu proposé aux jeunes femmes sans enfants ?

PHC : Oui, son emploi a longtemps été contre indiqué chez la femme jeune sans enfant. Ceci pour 2 raisons : 

Jusqu’à récemment on craignait qu’en cas de survenue d’une infection (endométrite, salpingite..), les séquelles de cette infection soient responsables d’hypofertilité (difficulté à concevoir) en raison de la survenue de lésion des trompes plus fréquente en cas de port du stérilet.

Ces craintes ne semblent pas se vérifier. Cependant le stérilet ne sera proposé que si la jeune femme ne présente pas de risque infectieux accru (partenaire «stable » et absence d’antécédents d’infection génitale).

La deuxième raison est que l’utérus de la jeune femme sans enfants est plus petit, nécessitant un stérilet adapté.
C’est le cas maintenant avec les formes « short » (NT 380 Short, UT 380 short, TT 380 short) spécialement adapté à la morphologie des jeunes filles et femmes.

TDN : Pour le rapport non protégé, ce qu’on appelle « la contraception d’urgence », on se repose la question… Pilule du lendemain ou stérilet ?

PHC : Oui, les 2 possibilités se présentent à nouveau.

1. La pilule du lendemain

Il s’agit d’un comprimé unique à prendre le plus tôt possible après le rapport sexuel. Plus on la prend tôt, plus elle est efficace. On distingue deux pilules d’urgence :

– La « Norlevo » ou Levonorgestrel Biogaran (de son nom générique) se prend dans les 3 jours (72 heures) maximum après le rapport sexuel non ou mal protégé.

Néanmoins, son efficacité diminue progressivement après les 24 premières heures.
Les mineures peuvent se la procurer gratuitement et sans ordonnance en pharmacie, auprès d’une infirmière scolaire ou dans un centre de planification.
Les majeures peuvent l’avoir sans ordonnance en pharmacie. Mais elle coûte entre 6,20 euros et 7,60 euros.

– La « EllaOne », à l’ulipristal acétate, efficace quant à elle jusqu’à 5 jours après le rapport sexuel car elle bloque l’ovulation plus longtemps.
Contrairement à la Norlevo, l’efficacité de cette pilule reste constante pendant les 120 heures après le rapport.

C’est pourquoi certains l’appellent « pilule du surlendemain ». Autre différence par rapport à sa consoeur Norlevo, EllaOne est délivrée uniquement sur ordonnance.

2. Le DIU au cuivre ou stérilet

Le dispositif intra-utérin (DIU) ou stérilet est considéré comme la méthode de contraception d’urgence la plus efficace après un rapport à risque.(Le DIU en cuivre se présente souvent de la forme d’un T. Son action rend les spermatozoïdes inactifs.) On peut y recourir dans les 5 à 7 jours maximum après
le rapport sexuel à risque.

Utilisé en urgence, le stérilet est placé en deux minutes environ dans l’utérus lors d’une consultation par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme.
Si son insertion est rapide, elle peut être plus ou moins douloureuse.

L’avantage du stérilet, c’est que contrairement aux pilules d’urgence, une fois posé, le stérilet peut faire office de contraception régulière.
Le stérilet peut fonctionner le plus souvent 5 ans (pendant dix ans).

Mais néanmoins, la crainte d’une infection génitale méconnue qui pourrait s’aggraver suite à la mise en place d’un stérilet fait que cette méthode est moins utilisée que la « pilule du lendemain » chez la jeune fille.

Ces solutions doivent rester l’exception même si elles existent et qu’il faut les connaitre. 
CAR  vous devez privilégier la contraception avant les rapports.
N’oubliez pas que le préservatif protège aussi des MST pas uniquement des grossesses.

Nous terminerons en insistant sur le fait que cet article est informatif et ne DISPENSE EN RIEN UNE CONSULTATION MEDICALE.

Merci à notre expert, Docteur Pierre Henri qui insiste sur cette consultation.

Surtout les filles, amusez vous, passez de bonnes vacances mais soyez responsables et prenez soin de vous pour que votre été soit léger et pas source de problèmes. Ne prenez pas de riques qui peuvent être lourds de conséquence. 

PS: l’auteur ne déclare aucun conflit d’intérêt des sites à consulter aussi : confidencesdefemmes.com

Par Marie TERRY

#consultation #contraception #cuivre #DIU #lendemain #médecin #non #pilule #préservatif #protégé #rapport #sexe #sexualité #sexuel #stérilet
Commentaires (0)
ou pour écrire un commentaire
ces articles peuvent m'intéresser