Digital Detox

Pourquoi une journée de Digital Detox ?

Ecrit par Marie TERRY
le 6 février 2020

Phénomène de société, on prône des journées d'action pour soutenir une cause. Le 6 février est décrétée la journée sans portable. Elle existe depuis 2001(et oui) et ne cesse d'évoluer au fil des années. En 2020, elle est encore et encore plus d'actualité avec des vrais enjeux de santé. On parle même de nomophobie. Mais comme toutes ces journées à calendrier unique, ne doivent-elles pas au contraire s'inscrire dans les 365 jours de l'année? Explications sur ces nouvelles addictions et comment y remédier?

L’addiction au smartphone nous concerne tous et toutes !

Connaissez-vous quelqu’un dans votre entourage qui parvient à se passer de son smartphone pendant une journée entière ? A part les enfants (jeunes, voire très jeunes car l’âge du premier portable varie entre 10 et 13 ans) qui n’en possèdent pas encore, rares sont les personnes qui arrivent réellement à ne pas être tentés de l’avoir en main, dans sa poche, sous les yeux, bref, en un mot : ACCESSIBLE

Sans nous en rendre compte, le smartphone est le premier objet que l’on touche le matin, pour éteindre notre réveil par exemple, et le dernier avec qui on a une interaction le soir. Et prétendu tellement nécessaire à notre quotidien que lorsqu’on l’oublie, notre main va, à plusieurs reprises, se glisser dans les poches de notre manteau pourtant vides, et nous ressentons comme de l’ennui ou encore plus un manque même en présence d’un entourage.

En effet, le smartphone est tellement multiple dans son utilisation que c’est là que commence la frontière entre une utilisation rationnelle et une addiction. Smartphones multiples, utilisateurs multitâches. Bien ou pas?

Regarder ses comptes bancaires, commander un UBER, acheter un billet de train, checker l’orthographe d’un mot, regarder la météo, contrôler son rythme cardiaque, prendre une photo, Soit.
Mais le smartphone est presque No limit par tout ce qui peut être fait avec lui. On se laisse attirer vers la nouveauté, le divertissement, la curiosité : on navigue d’appli en appli en quête de ++++.
Mais cela peut même aller vers le besoin de se sentir apprécié de tous, d’exister dans une communauté. Ce sont les diktats des réseaux sociaux. Nouveaux amis? Alors comment s’y retrouver?

 

 Comment naviguer entre le Fomo et la Nomophobie?

A nouveau phénomène, nouveaux mots.

La FOMO (fear of missing out) : Autrement dit, la crainte de louper une information essentielle. Cela peut être « légitime » comme les infos au sens littéral du mot, toutes les notif des journaux on line (comme le Monde…). Mais cela peut être aussi les actus perso (SMS, messages whatsapps). Encore plus flippant avec les réseaux sociaux où on est soucieux des « like » suite à notre photo postée, des commentaires, des partages…On est dans l’instantanéité des interactions.

Mais ne risque-t-on pas te tomber dans la nomophobie si on ne veut rien louper ?

La nomophobie correspond à la peur panique d’être séparé de son téléphone. Terme relativement récent qui désigne la phobie de ne pas avoir son téléphone portable à portée de main. Mais le terme phobie désigne une véritable névrose avec de véritables symptômes d’anxiété en cas de perte, de mauvaise couverture réseau ou de batterie faible. On parle de dépendance, d’addiction. Et si on énumérait les signes?

Quels sont les signes de la nomophobie?

  • Une utilisation incessante du téléphone, dans la rue, chez les commerçants, dans les transports, pendant les courses et parfois même chez un médecin.
  • L’apparition d’une angoisse lorsqu’une anomalie ou un bug survient, lorsqu’on ne retrouve plus le téléphone ou qu’il est impossible de le recharger
  • Un besoin d’avoir son téléphone sur soi en permanence (dans leurs mains, proches de leur lit la nuit…)
  • Un besoin irrépressible de devoir répondre au téléphone, aux mails, aux messages…
  • Parfois, un repli sur soi
  • Des signes de panique comme une sensation d’étouffer, une transpiration excessive ou une accélération de la fréquence cardiaque en cas de perte ou d’oubli du téléphone.
 Vous reconnaissez-vous dans ces signes? C’est un problème sérieux à ne pas prendre à la légère car il est de la santé mentale.Il y a des mesures individuelles à savoir et des mesures collectives.

Savez-vous qu’il existe un droit à la déconnexion?

Le droit à la déconnexion est entré en application le 1er janvier 2017. « Le droit à la déconnexion est une obligation de l’employeur à qui il appartient de prendre les mesures nécessaires pour assurer protection de la santé et de la sécurité des salarié-es. »On parle le même langage : C’est le mot santé qui revient. Comment traduite tout cela? Bien séparer vie privé et vie professionnelle, ne pas lire ses mails le soir, ne pas se sentir coupable si on ne répond pas à l’instant même …Enjeu de taille car trop de connexions donne des personnes moins efficaces, moins concentrées et moins créatives.

Alors OUI à cette journée pour …

  • Prendre conscience du lien qui nous unit à notre smartphone: ami, ami/ami, amour tendre, amour vache, amour destructeur pour arriver à retrouver une certaine liberté?
  • Savoir si on souffre de nomophobie. Déjà posez vous des questions toutes simples et répondez en toute vérité comme  seriez-vous embêté(e) de ne pas pouvoir accéder à tout moment aux données de votre téléphone ? La simple idée de ne plus avoir de batterie vous angoisse-t-elle ? L’avez toujours en main? …
  • Ne pas sous estimer le problème qui touche tous les pays et voir quelles solutions prendre? Plus globalement, quelles sont les solutions ?

Comment pratiquer la Digital Detox?

Supprimer les écrans de couleur des smartphones pour les rendre moins attrayants? Idée qui a été émise. Why not?

Mais ne pouvons-nous pas apporter des solutions individuelles ? Avec un peu de volonté et de bon sens….on peut se désensibliser:)

  • Apprendre progressivement à moins utiliser son portable en essayant par exemple de l’éteindre plusieurs fois par jour pendant 15 minutes au début puis en augmentant progressivement ce temps pour arriver à des périodes de 1 heure.
  • Devenir monotâche. On sait tous que conduire ET téléphoner ou juste regarder son smartphone est dangereux. Appliquons le à https://m.me/helloboosty?ref=utm_medium=organic:utm_source=website:utm_campaign=44039:utm_content=episode:utm_term=boosty.coachd’autres situations
  • Ne plus regarder son téléphone en présence d’autres personnes
  • Profiter d’un bon moment au restaurant  sans ressentir le besoin de prendre une photo des plats
  • Passer du temps avec ses enfants sans regarder les textos: il y a eu même à Hambourg une pétition d’enfants contre leurs parents qui ne s’occupaient pas d’eux:):):
  • Apprendre à ne pas l’avoir sur soi en permanence lors de sorties par exemple, des dîners…
  • S’endormir avec un livre

Autant de petits trucs, faciles, accessibles car avouez, on a tous une bonne raison d’essayer de se déconnecter.

Mais on peut aussi se faire aider par un coaching comme celui proposé sur la plateforme Boosty. Et des situations extrêmes d’addiction sévère,  il ne faut pas hésiter à  consulter un psychologue. 

Alors cette journée du 6 février a bien lieu d’exister si elle aboutit à une prise de conscience que nous sommes TOUS trop connectés, que cela perturbe notre cerveau, notre sommeil, notre concentration, notre relation aux personnes et ce tous les jours, même les 364 jours restants.

Ironie du sujet:  Vous allez lire l’article sur un smartphone, une tablette. Promis, après, vous lâchez?
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