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Le Lagom, où l’art de vivre Suédois par Anne Thoumieux

Ecrit par Justine Andanson
le 1 juin 2019

La semaine du développement durable a débuté et si 2017 était placé sous le signe du Hygge, l'art de vivre à la Danoise, 2018 était l'année du Lagom, autrement dit, l'art Suédois du "Ni trop, ni trop peu". Tous cela vous paraît abstrait ? Pas de panique, Anne Thoumieux, auteure de l'ouvrage "Le livre du Lagom" répondait à nos questions, il y a un an.

Comment décrirais-tu le Lagom en quelques mots ? 

A.T : Le lagom, c’est une façon de vivre qui prend l’autre en considération, et qui de fait, guide nos choix vers plus d’éthique et de gestes écologiques. Si on pense aux autres, on pense à ceux qui viendront après nous sur la plage, comme aux générations futures, comme à ceux qui ont peut être fabriqué ce t-shirt à l’autre bout du monde dans de mauvaises conditions. Une fois que l’on pense comme ça, ça change tout.

Quelles seraient les vertus de cet art suédois ?

Forcément, on se sent mieux dans ses baskets quand on fait « ce qui est juste », c’est d’ailleurs ça la définition de lagom : « ni trop, ni trop peu » = le juste équilibre, ce qu’il faut. On commence à avoir envie de faire attention à ce qu’on achète, on achète moins mais mieux, en allégeant aussi ce qu’on possède, en triant, on se sent plus léger. Ca ne veut pas dire minimaliste dans le sens de réducteur mais on fait une place de choix aux objets par exemple. On peut acheter de jolies choses, mais chacune aura une vraie valeur : le but est d’arrêter d’accumuler. On redonne du sens à sa consommation mais aussi à ses interactions. Mais aussi faire plus attention à nos proches aussi et on s’attache à passer du temps de qualité avec eux.

Toi qui me connais bien, qu’est-ce que je dois changer dans ma vie pour être Lagom ? (mode, déco, famille, beauté) Qu’est-ce que je dois garder ?

Tu manges déjà végan, tu n’es pas une folle de shopping, ta maison est rangée et tu fais des sorties à la ferme et dans la nature avec tes enfants, tu es déjà très lagom en fait ! En, revanche, sur le sport, pour être lagom, il faut privilégier des pratiques douces, ne pas forcer. Là aussi tu es assez lagom puisque tu fais plutôt du pilates que du cross fit. Peut- être faudrait-il que parfois tu t’autorises à glander ! Une bonne tasse de thé, faire une pause..

Après avoir écrit ce livre, quelles ont été TES résolutions ?

Moi c’est vraiment de continuer à acheter moins et surtout résister à la fast fashion, surtout pour les enfants. Les grandes enseignes proposent des prix mini et les habits de bébé sont souvent très mignons, c’est irrésistible et on en achète souvent trop. Alors je pense que peut être il y a des enfants à l’autre bout de la chaine ou des mamans exploitées, que les colorants sont peut-être de mauvaise qualité etc… Ensuite, j’essaie de faire des activités avec les enfants, détachées de tout acte d’achat. On a tendance à sortir pour faire une course, aller au manège, acheter une glace. Je le fais et c’est aussi très bien, mais cuisiner ensemble, faire un atelier peinture ou se promener en forêt, ça c’est lagom !

Quelles sont tes marques, produits « Lagom » favoris ?

Il n’y a pas vraiment de marques précises, ni de produits puisque précisément on tente de se détacher de la consommation . C’est surtout en déco et en mode (liste de marques dans le livre) que l’on peut choisir des créateurs qui ont des procédés de fabrication « propres » éthiques, ou durables. Côté alimentation, on va aussi regarder les étiquettes, se renseigner sur l’éthique des marques. L’idée est aussi de redécouvrir ce que l’on possède déjà, pourquoi pas de transformer au lieu de racheter ?

Une française (et surtout une parisienne) peut-elle « être Lagom» ?

Mais oui bien sûr ! Le livre a ce but : donner plein d’idées pour importer ce mode de vie suédois en France ! Parfois c’est impossible comme dans la sphère familiale ou en Suède, on sort du travail à 17h et où tout le monde a une place en crèche. Impensable en France… En revanche, même à Paris on peut essayer de consommer moins et mieux, d’aller voir une expo plutôt que d’aller au centre commercial, de trier sa penderie et d’organiser un vide dressing ou donner à une association, d’alléger sa routine beauté et de s’inscrire à un cours de gym suédoise ou se se retrouver dans un hammam entre copines. Je pense qu’en fait, plus notre environnement est stressant, plus le Lagom permet de s’offrir des sas de décompression !

Merci Anne d’avoir répondu à nos questions 🙂
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le livre du Lagom

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