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Guerrilla Gardening : la guerre végétale a commencé !

Ecrit par Justine Andanson
le 1 juin 2010

Certes ils sont en guerre…mais contre le béton et ne sont armés que de graines et de plantes. Eux, ce sont les guerrilla gardeners, jardiniers d’un tout nouveau genre puisque leur action consiste à s’emparer d’office de terrains vagues ou abandonnés, situés au cœur des villes, pour les replanter. Cette façon assez particulière de jardiner […]

Certes ils sont en guerre…mais contre le béton et ne sont armés que de graines et de plantes. Eux, ce sont les guerrilla gardeners, jardiniers d’un tout nouveau genre puisque leur action consiste à s’emparer d’office de terrains vagues ou abandonnés, situés au cœur des villes, pour les replanter. Cette façon assez particulière de jardiner étant bien sûr illégale, leurs « opérations commandos » ont donc le plus souvent lieu pendant la nuit.
Cette forme d’activisme écologique n’est cependant pas récente, même si elle ne fait vraiment parler d’elle que depuis quelques années. C’est l’artiste Liz Christy qui a lancé le guerrilla gardening au milieu des années 70 : à l’époque, cette figure de la contre-culture américaine s’amuse en effet à ensemencer les nombreux terrains vagues de New York en lançant des « bombes de graines » par-dessus leurs clôtures.
Le mouvement a discrètement perduré jusqu’à nous et a véritablement resurgi à Londres il y a quatre ans, pour devenir un véritable phénomène de société. Il a ensuite (re)gagné les Etats-Unis, avant de revenir en Europe et de s’étendre au monde entier : on trouve ainsi des guerrilla gardeners jusqu’en Inde !
Aujourd’hui, le mouvement compte environ 5 000 membres (ils sont inscrits sur le site [url=http://www.guerillagardening.org]Guerrillagardening[/url]) mais les groupes les plus actifs sont ceux de Los Angeles, San Francisco, Londres, Berlin et Bruxelles – où depuis deux ans est organisée la Journée internationale de la guérilla du tournesol. En ce qui concerne la France, les guerilla gardeners sont surtout implantés à Paris et Lyon.
Et les autorités, elles en disent quoi, de tout ça ? Eh bien, même si cultiver des espaces publics est en principe strictement interdit, la plupart des municipalités concernées par le phénomène le voient plutôt d’un bon œil et laisse donc faire…Certaines ont même encouragé leurs guerrilla gardeners locaux !

Par Caroline Salvetti

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